Archives de l'auteur

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“Demain, Vendredi sera fait avec Internet”

Autopromo - épisode 2. ;-) C’est le blogueur qui pose les questions, et c’est Jacques Rosselin, directeur de Vendredi qui répond. Extrait :

Malakine : La presse cherche actuellement son modèle économique. On voit Backchich passer au papier. Mediapart y songe également. Vendredi hésite semble t-il entre les deux modèles. La publication papier est-elle la condition nécessaire à l’équilibre économique de tout organe de presse ou peut-on imaginer à terme l’émergence d’une presse internet payante par abonnement ?

Jacques Rosselin : Nous n’hésitons pas une seconde ! L’info sur le net seule n’a pas de modèle économique. Et avons été les premiers à pratiquer le “reverse publishing”, qu’on peut traduire par rétro-édition (!). Le papier reste un mode important de consommation de l’écrit. Il il le restera encore longtemps. Mais il est certain que Vendredi doit rattraper son retard sur le net. C’est tout le sens de notre nouvelle formule qui sera réalisée directement à partir de notre site net. Notre idée est qu’une sélection continue d’articles se fait aujourd’hui naturellement sur les réseaux sociaux grâce à des centaines de “propulseurs” (une expression que j’emprunte à Thierry Crouzet). Ces propulseurs sont des blogueurs et lecteurs qui sélectionnent à longueur de journée et “propulsent” leur sélection de liens et d’infos sur le net, à travers des réseaux comme Facebook, ou surtout Twitter. Il faut que l’équipe de journaliste de Vendredi branche son site en direct sur ces réseaux et travaillent avec les bons propulseurs. De cette façon, notre site va élargir et améliorer sa collecte de l’info et deviendra le véritable moteur éditorial du journal. Nous sommes convaincus que les journaux vont fonctionner de plus en plus selon ce système. Ils se sont fait jusqu’à récemment contre Internet. Nous avons créé le premier journal réalisé à partir d’Internet. Demain, Vendredi sera fait avec Internet. Selon moi, la presse papier nationale et régionale va connaître une évolution comparable.

Source - Blog de Malakine, intellectuel intéressé par l’esprit public. Passionné par les thèses d’Emmanuel Todd, il a été autrefois engagé chez Chevènement, qui a mené des campagnes électorales dans l’Est de la France, ne se contente pas de critiquer.

 
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Vendredi Hebo : “fonctionner avec les blogueurs”

Autopromo - épisode 1. ;-) C’est le blogueur qui pose les questions, et c’est Jacques Rosselin, directeur de Vendredi qui répond. Extrait :

Vogelsong : C’est quoi “fonctionner avec les blogueurs” ?

Jacques Rosselin : L’interaction entre Vendredi Hebdo et les blogueurs doit évoluer. Si on veut vraiment construire quelque chose d’original, il faudra peut-être créer un groupe de blogueurs “intermédiaires” entre la rédaction et le reste de la blogosphère. Des “propulseurs” comme dit (Thierry) Crouzet sur son blog. De manière à travailler de manière plus intriquée. Si on demande à une quinzaine de blogueurs de réfléchir avec nous sur l’actualité, on va enrichir, du simple fait des angles, sujets et préoccupations tous différents. De là peut venir un vrai ton nouveau. C’est aussi l’écueil de la saison 01, on avait des journalistes vieux comme moi (sourire), qui imprimaient leurs propres obsessions et allaient chercher ce qui les passionnait. Cela ne fait pas un nouveau journal, cela fait une gentille revue du web faite par des vieux journalistes qui s’intéressent à des sources nouvelles d’informations…

Et on va étoffer l’équipe. Guy Birenbaum va intervenir dans la nouvelle formule. On a confié une nouvelle version du site à Nicolas Voisin de 22 mars (Owni, aaaliens). Puis nous avons fait appel aux spécialistes de l’agrégation et de l’agencement d’information du web, tels que Narvic, Thierry et Isabelle Crouzet. Grâce à eux le site devrait être très novateur. Côté rédac, Jean-Marc Manach est toujours là. Le camarade Labarde aussi, bien que jean-Luc Hess lui ait proposé une mission à Radio France. C’est un vieux compagnon de route. je l’ai rencontré quand je dirigeai Courrier, c’est dire !

Propos recueillis avec l’aide précieuse d’Eric Mainville.

Source - Piratages, animé par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pépites de la blogosphère anti-sarkozyste.

 
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L’inflation, une tentation ou une solution ?

Crédits image: DR

Et si, pour résorber les colossaux déficits publics engendrés par la crise actuelle, les gouvernements optaient  pour une cure d’inflation “maîtrisée”, plutôt que pour des politiques “classiquement” libérales, basée sur la croissance et des hausses d’impôt ? Sobiz estime que l’idée est “séduisante”.

Bref. Que raconte Tonton Minc en ce moment sur les ondes ? (…)  Au détour d’un compte-rendu d’un obscur débat avec Jean-Luc Mélenchon, on tombe sur la perle : « La dette, à ce niveau, ne s’éponge plus que de deux manières, par la guerre ou par l’inflation. » (…)

L’idée est séduisante. On ne parle évidemment pas de l’hyper-inflation, des brouettes de billets des années 20, de la République de Weimar en Allemagne où les prix doublaient toutes les 49 heures. Non, on envisage ici une inflation soutenue mais maîtrisée, de 3 à 4%, bien au-delà de l’obsession maladive de la BCE de la maintenir à moins de la moitié. Et là, les résultats sont étonnants : la Société Générale a calculé que 4 % d’inflation annuelle sur quinze ans feraient refluer, sur la période, les dettes publique et privée françaises de 75 points de produit intérieur brut. Le tout sans un centime d’impôt supplémentaire.

Source - « Le business expliqué à ta soeur » Un blog qui rit jaune “lorsque le gotha de la finance libéralisée salue le sauvetage par l’Etat de deux géants du marché hypothécaire ayant lamentablement merdé”.

 
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Monsanto : les mauvaises herbes se rebiffent

Crédits image: DR

Le fabriquant de désherbants chimiques et de semences transgéniques Monsanto a un problème. Une mauvaise herbe lui joue un sale tour. L’amarante s’est adaptée au Round’up, son produit vedette. Un “retournement” que le blog des bonnes nouvelles apprécie avec ironie.

Jusqu’alors (et malgré les esprits grincheux des écolos), tout allait bien pour le grand méchant Monsanto : il vendait ses graines transgéniques et son Round’up à toute la planète. Jusqu’à ce retournement, qui risque de changer la morale de l’histoire :

En Géorgie (l’Etat américain), le gène transformé du soja transgénique de Monsanto (celui qui permet justement la résistance au Roundup) s’est transmis inopinément… à l’amarante. L’ironie de l’histoire est que l’amarante faisait justement partie des mauvaises herbes visées initialement par le fameux Roundup !

Source -Le “blog optimiste” et militant de deux journalistes : Mathilde Serrell, “reporter d’utopies et journaliste d’émanciaption massive”, et Antoine Blin, “futurophile et radiophage”.

 
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La France, sauvée par un Kamikaze

Crédits image: mc1984 (CC)

Le blogueur “de droite” retoque le budget présenté par le gouvernement qu’il accuse de mener une politique économique de gauche. Il en appelle à une réduction drastique des dépenses de l’Etat et à une hausse des impôts, pour réduire les déficits publics. Mais pour lui, seul un “kamikaze” pourrait mener une telle politique…

Ne nous y trompons pas, la pâle copie budgétaire rendue par le gouvernement Fillon (Sarkozy) depuis 2007 tient avant tout à son incapacité à endosser les lignes directrices de politiques économiques de droite, préférant se vautrer (classiquement) dans une socialisme sociale démocratie coûteuse sans oser remettre en cause les réelles dépenses astronomiques de notre Etat glouton. Cet échec jette les bases des programmes politiques de demain qui se devront d’être économes et orientés vers un équilibre budgétaire depuis trop longtemps oublié.

Source - Blog d’un “jeune homme passionné de politique”, de droite mais déçu “par la droite française”.

 
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Du grand vide avec une écharpe rouge

Comité de Salut Public n’aime pas les éditos de Christophe Barbier, le patron de L’Express. Non, vraiment pas. Surtout quand celui-ci parle de l’école publique et de l’école privée. Il y voit une “ébouriffante illustration d’un journalisme de révérence à la française qui ne sait plus où donner de la langue pour lécher frénétiquement tous les pouvoirs”. Entre les deux, il y a plus qu’une différence de style…

http://www.dailymotion.com/videoxanctp

Car le libéral n’en finit jamais de vomir à longs jets sur le public, mais n’oublie jamais après de lui réclamer des thunes, bien incapable qu’il est de se démerder tout seul avec la loi du Joli Marché Qui Rend Heureux Christophe Barbier. Le libéral a aussi une mémoire très sélective qui lui fait oublier que la situation de l’Éducation nationale - qu’il n’en finit jamais de déplorer - est due à trente années de réductions d’effectifs et de casse systématique du service public par les soins de ses écœurants semblables.

Source - CSP, pour “Comité de Salut Public”, est le blog très à gauche d’un militant du NPA, à l’écriture frontale, souvent drôle. Bref, un « bolchevik with an attitude »… et une plume.

 
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La taxe carbone et l’art de lire les sondages

L’expert en sondage se penche sur “le grand n’importe quoi” dans le traitement par les médias des sondages d’opinion à propos de la taxe carbone. Ce qu’il fallait lire dans les résultats, c’est que les Français s’estiment mal informés sur la question et que leur approbation de la mesure augmente quand on leur donne des explications.

Pourtant il paraît intéressant de revenir sur la façon dont cette taxe fut présentée et notamment sur la façon dont les débats furent amenés. Le chiffre clé est celui-ci : 66% des Français sont opposés à cette taxe. Ce chiffre a résonné comme une sentence dont l’écho fut traité par l’ensemble des médias comme la fin d’un grand débat, ou comme la fin de la récréation au moment où les contradictions dans les déclarations des différents protagonistes sur le montant de la taxe devenaient assourdissantes. (…)

Il est pourtant étonnant que ce chiffre ait eu un tel impact dans les médias, pour ne pas dire plus. Comme souvent la façon dont les études sont traitées par les médias laissent songeur quant à la compétence ou la bonne foi de ces commentateurs.

Source - Décryptage des sondages, expertises croisées, tendances émergentes

 
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Suicide au travail : attention prudence

Alexandre Delaigue appelle à la prudence quand on aborde la question du suicide, par exemple après la série de suicides très médiatisés à France Telecom. Le phénomène est toujours complexe, on ne peut pas le réduire à une cause unique. Le fait même d’en parler est délicat, car cette médiatisation n’est pas sans conséquences.

Il faut sortir des cas particuliers pour considérer le phénomène de manière générale, sous peine de sombrer dans les explications ad hoc ou les causes tellement multiples qu’elles en deviennent inextricables. (…) C’est comme cela que l’on peut faire quelques constats. Que l’on ne se suicide pas franchement plus chez France Telecom qu’en France en général. Que travailler chez France Telecom est visiblement désagréable, mais qu’il vaut nettement mieux cela que de ne pas travailler du tout; le taux de suicide des chômeurs est de l’ordre de 50 pour 100 000 annuels, soit trois fois plus que chez FT. Cela exonère-t-il l’entreprise de l’atmosphère visiblement délétère qui y règne? En aucun cas.

Source - «L’économie pour les nuls… et les autres», par Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia

 
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“J’aime pas les malades”

Crédits image: vitualis (CC)

Plus qu’un témoignage, une confidence : “Je suis médecin depuis deux jours et demi, j’ai vingt-huit ans, et je ne supporte déjà plus les gens malades.” C’est bien écrit et plein d’humour, mais on sent bien derrière tout ça comme une lassitude vis à vis de la souffrance humaine…

En fait, j’aime pas les malades. J’aime bien les gens en bonne santé. (…) Les malades sont nuls. Ils puent la souffrance et la peur, ils me vident de mon énergie, ils m’aspirent, ils m’effraient.

Ils sont un trou noir. Comme d’effroyables petits Shadoks : ils pompent, ils pompent, ils pompent, alors que j’ai si peu d’énergie à moi. Ils ont mal et je ne suis pas une fée, ils veulent vivre alors qu’ils vont mourir, ils veulent comprendre et ils ne comprennent rien, ils ont peur et j’ai peur avec eux, ils ont mal et j’ai mal avec eux. Je n’ai pas tant d’énergie à donner, je n’ai pas assez de force vitale pour tous, et j’en crève.

Source - “Juste après dresseuse d’ours” raconte les histoires d’une jeune médecin généraliste, brutes et non romancées.

 
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Prix Nobel, à qui le tour ?

A la veille de l’annonce des Prix Nobel, le blogueur scientifique Tomroud s’essaye au petit jeux des pronostics, dans son domaine du moins, celui de la physique. Pour lui, quelques chercheurs français de haut vol feraient de bons candidats cette année…

En physique, je rejoins VF qui faisait justement remarquer l’an dernier qu’il y en avait marre de la physique quantique (en gros). Et soyons fous : pourquoi ne pas récompenser un Yves Couder, pour ses nombreux travaux tous plus merveilleux les uns que les autres (exemple) ? Ce serait une belle reconnaissance pour une certaine école de physique française … Plus probablement, cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu des récompenses tournées vers l’ infiniment grand, pourquoi pas cette année ?

Source - Physicien, actuellement en post-doc à New York, Tomroud tient ce blog comme “le carnet de mes lectures et réflexions scientifiques”. “J’aborde tout ce qui me paraît amusant et intéressant, notamment dans les domaines de l’interface physique-biologie et de l’évolution.”