Dans les tags : Copenhague

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Béatitude écologique en milieu tempéré

Un unanimisme béat frappe la planète. La production du consensus mou tourne à plein régime. Il n’est pas un parti, une organisation, une personnalité en vue qui ne pratique pas le “greenwashing”. Ce spectaculaire exercice de funambulisme consistant en dépit du bon sens, des réalités et surtout de ses propres pratiques à arborer une posture écologique. Les intérêts économiques ont colonisé l’espace environnemental pour en faire une machine émotionnelle. Le summum du “politicaly okay”.

N. Chomsky le fait justement remarquer dans “comprendre le pouvoir”* en prenant l’exemple de l’apartheid en Afrique du Sud, de la guerre du Viet Nam ou des mouvements civiques aux USA. Le capital sait se retourner pour prendre le vent. Tant que cela sert le business. Et dans chacun de ces cas les bonnes causes suivent les dividendes et les projets industriels. Toutes les sociétés participent au greenwashing en investissant sur l’image de la marque. Total, par exemple fait la promotion de l’écologie et de comportements sociétalement et environnementalement responsables, s’inscrivant dans un pacte mondial (voir site). Un mélange d’écologisme et de “droits de l’hommisme” à la guimauve que personne de sérieux ne peut croire. Car le nerf de la guerre, la focalisation de toutes les énergies, c’est le cash et le cours de bourse. Le reste, pour la galerie. Ornée de vert.

Source : Piratages, animé par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pépites de la blogosphère anti-sarkozyste.

 
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Climat / pays pauvres : double jeu de la France ?

A Copenhague, la France se présente comme un élève modèle souhaitant imposer des objectifs ambitieux. Pourtant, dans les négociations financières entre pays du Nord et pays du Sud, il semblerait que la France joue un double jeu.

Nicolas Sarkozy voit en Copenhague une nouvelle occasion de mettre en avant sa politique. Pour réussir ce coup diplomatique et médiatique, le chef de l’Etat s’est notamment rendu au Brésil fin novembre et a participé au sommet du Commonwealth à Trinidad-et-Tobago. A cette occasion, il a demandé aux pays du Nord de faire des efforts : “L’accord de Copenhague doit être juste. Il doit prévoir des actions concrètes pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables (…) Pour cela, nous devons adopter à Copenhague un premier engagement financier sur 2010, 2011 et 2012 de 10 milliards de dollars par an”.

Source : Arrêt sur Images, le site info de la (feue) célèbre TV émission du journaliste Daniel Schneidermann, dédiée comme avant au décryptage des médias.

 
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L’arnaque du sommet de Copenhague

Aperçu des méthodes avec lesquels les pays riches coulent les négociations plus rapidement que ne fondent les glaces de l’Himalaya.

Il est essentiel de comprendre les manigances de cette semaine afin de bien saisir la réalité de l’accord qui sera annoncé à grand tralala la semaine prochaine. L’astuce repose principalement sur une bizarrerie du système : un pays riche peut réduire ses émissions sans effectivement émettre moins de gaz à effet de serre. Comment est-ce possible ? Il peut tout simplement payer un pays pauvre pour émettre moins qu’il ne l’aurait fait autrement. En théorie, cela semble correct : nous avons tous la même atmosphère, donc pourquoi se soucier de savoir d’où viennent les réductions ? Toutefois, le fait que les réductions d’émissions puissent être vendues entre pays introduit une extrême complexité dans le système. Tout devient rapidement (et volontairement) tellement technique que personne ne peut plus suivre les négociations en cours- aucun citoyen concerné, aucun journaliste, et même les groupes environnementaux qui bûchent à temps plein sur le sujet ont du mal.

Source : mouvements.info. Ni journal en ligne, ni liste de diffusion partisane, ni blog collectif, mouvements.info est un espace réactif de réflexion politique et théorique. Dans le contexte d’une crise sans précédent de la presse généraliste et des revues de sciences humaines, Mouvements entend conjuguer le sérieux et la rigueur à un souci de réactivité aux grands débats et faits du moment, et montrer que les sciences sociales peuvent contester ou utilement éclairer les prises de position politique. Son comité de rédaction est composé de chercheurs aux spécialisations diverses, de journalistes par ailleurs rattachés à des rédactions spécifiques ou travaillant de manière indépendante, d’enseignants, de permanents associatifs et de travailleurs sociaux .

 
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Copenhague : le top 10 du marketing climatique

Les associations déploient des moyens médiatiques démesurés pour le festival mondial de la planète. Le palmarès par la rubrique ecolo de Rue89, Planete89.

N°1 : faire tic tic devant sa webcam… C’est l’histoire d’une expression qui se veut une forme de slogan espéranto : prononcez « tic tic tic », écrivez Tck Tck Tck et comprenez « tic tac », comme les secondes qui s’écoulent avant l’ouverture du sommet. Partie du Global humanitarian forum, l’ONG fondée par Kofi Annan, l’initiative a été conçue comme une publicité géante par l’agence Havas.

Source : rue89, le pionnier des sites d’information non lié à un média traditionnel, fondé par des anciens de Libé (Pierre Haski, Pascal Riché et Laurent Mauriac).

 
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Le jeu des fléchettes de Copenhague

Repéré par aliciabx sur le blog de Chantoulavie, un jeu amusant et informatif de Greenpeace qui permet d’évaluer l’éco-responsabilité de chacune des principales nations à la veille du Sommet de Copenhague sans s’ennuyer.

Il vous suffit de lancer les fléchettes de onze des principaux chefs d’états pour savoir celui qui est le plus près du mille. Contre toutes attentes, les États-Unis et leur président, dont la position est d’importance en la matière, sont bien placés parmi les… derniers ! Alors n’hésitez pas à jouer et vérifiez qui sera à la hauteur des espérances de la planète à Copenhage.

Source : le blog écolo de Chantou, “une nana franche, spontanée, sensible et fidèle, mais il ne faut pas me chercher”.

 
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Copenhague : le vélo massif n’est pas un hasard

Crédits image: Marionzetta

” Copenhague figure de la “ville vivable”, ce n’est pas un hasard, mais un choix politique fait à l’issue de la première crise pétrolière des années 1970 et une démarche de respect du cycliste. Mais beaucoup reste à faire ! la place symbolique de la voiture est encore difficile à remettre en cause ; leur nombre continue d’augmenter…”
Source - Sous la direction du sociologue Bruno Marzloff, le site “Le Groupe Chronos” est une plateforme d’échanges qui réunit des acteurs des transports, des intelligences, des médias et de la Ville. Objectif : concevoir des suites servicielles qui jalonnent le parcours des individus.