Dans les tags : crise

|

Le protectionnisme, un remède à la crise ?

Depuis le début de la crise, la question du protectionnisme s’est imposée avec vigueur dans le débat public. En effet, la tentation est grande pour les décideurs politiques d’atténuer les effets de la récession en isolant leur pays des tourments extérieurs : fermer les frontières aux produits étrangers serait un moyen de protéger les industries (et donc les emplois) domestiques de la concurrence internationale, et de répondre aux fortes demandes de soutien formulées par certaines couches de la population particulièrement touchées par la crise. La vie des Idées ouvre le dossier, sous la houlette de Florian Mayneris.

Pour certains, le protectionnisme pourrait être, si défini à la bonne échelle géographique et sectorielle, un outil de politique économique contra-cyclique ; ce serait aussi un moyen de faire face, par la même occasion, à la concurrence jugée parfois déloyale exercée par les pays aux standards environnementaux et sociaux moins élevés. Pour d’autres, le protectionnisme des uns ne ferait qu’engendrer le protectionnisme des autres : les politiques conduites par les différents pays se neutraliseraient donc mutuellement. Elles pèseraient par ailleurs fortement sur les perspectives de croissance à long terme et exacerberaient les tensions internationales, sur le modèle de ce qui s’est passé dans les années 1930.

Un an après le début de la crise, La Vie des Idées décide de revenir sur ce débat. À travers les contributions d’économistes et d’historiens, nous retraçons la genèse du protectionnisme, ses modalités ainsi que ses effets potentiels et/ou avérés sur les entreprises, les travailleurs, les consommateurs, les pays.

Source : La Vie des Idées. Ce site est l’équivalent net de la République des idées. Il est dirigé par Pierre Rosanvallon. Il se définit comme un magazine d’analyse et d’information sur le débat d’idées, créé à l’initiative d’un groupe d’intellectuels croisant toutes les disciplines. La publication “est non partisane et entièrement gratuite”. Plutôt social-démocrate à en juger par son comité scientifique, où l’on retrouve malgré tout Emmanuel Todd et Thomas Piketty.

 
|

Pour en finir avec la classe moyenne

Crédits image: DR

Pour Seb Musset, la classe moyenne a été laminée par la société de consommation,  le libéralisme économique et la mondialisation.

(Lire la suite…)

 
|

Hoareau : “la situation sociale s’aggrave”

Crédits image: DR

Le site Actu chômage a rencontré Charles Hoareau, Marseillais à l’origine de la CGT-Chômeurs en 1988 et “figure emblématique de la lutte des privés d’emploi”. Sur le terrain au quotidien, le syndicaliste estime que la situation sociale “s’aggrave”, et que si l’on n’en tient pas compte en apportant des réponses, “ça va pêter fort”.

Et dans tes quartiers nord de Marseille, que sens-tu émerger ?

Charles Hoareau : Il y a une aggravation de la situation. J’ai l’impression d’être un pompier avec un verre d’eau. Ça fait un long moment que j’ai cette impression, sauf que le feu est de plus en plus gros et le verre de plus en plus petit.

Face à cette dégradation, ce qui grandit, ce n’est pas la colère organisée dans les associations existantes, mais une absence de signaux forts à l’adresse de cette population. Et si ces signaux ne viennent pas, ça va pêter fort, n’importe comment et pas forcément avec des objectifs progressifs.

Source - Actu chômage, site fondé par l’association APNÉE – Alternatives pour une nouvelle économie en faveur de l’emploi (350 Internautes) – s’est spécialisé dans la défense des droits des chômeurs. Réalisé entièrement par des bénévoles : pas de pub sur le site, mais dons acceptés.

 
|

Jusqu’où regarderas-tu les salariés tomber ?

Crédits image: genewolf (CC)

Le blogueur Seb Musset s’adresse, dans un billet en forme de lettre ouverte, à toi, le salarié, robotisé par l’entreprise moderne, stressé, pressé, présuré… jusqu’à parfois te suicider. Face à un tel “gâchis” d’humain, il t’invite à te réveiller, pour tenter de redevenir “le patron de ta vie”.

La principale différence entre la crise de 1929 et celle de 2009 est dans la nature des cadavres éclatés sur le bitume. En 29, les banquiers sautaient par la fenêtre, aujourd’hui ce sont les salariés.

Tandis que la grande finance accentuait son pouvoir de nuisance, toi la basse besogne nommée travailleur de base poursuivait ta rétrogradation sociale vers le statut de matériel de bureau.

Source - Le blog d’un écrivain un brin dépité ou chronique de guerre néo-libérale

 
||

Sur JobDeCrevard, la misérable réalité de la crise

Crédits image: dr

Thomas, cadre trentenaire, recense et publie sur son compte Twitter (http://twitter.com/JobDeCrevard) les offres d’emplois pour cadres aux salaires scandaleusement bas.
Source - “E24″, le site de l’économie décryptée, à chaud !

 
|

L’actualité de la crise : encore un petit effort…

Crédits image: kristiewells

L’excellent François Leclerc, une fois de plus invité chez Paul Jorion, s’amuse de la mousse autour des bonus : ” C’est fou le nombre de responsables qui considèrent insupportable le maintien de ces énormes rémunérations, aujourd’hui associées à l’indécence après l’avoir été au mérite. Mais s’il y a un manque de décence à dénoncer quelque part, c’est bien chez ceux qui essayent de se faire une vertu avec cette communication fort grossière, qui a toutes les caractéristiques d’une diversion. Mais, nous-mêmes, en sommes-nous encore à l’indignation morale ?”. Et pendant ce temps, on ne remarque guère que même Dennis Lockhart, l’un des responsables de la Fed, vient de reconnaître que le taux de chômage réel aux Etats-Unis a atteint 16 %…
Source - Le blog de Paul Jorion est devenu une référence pour la réflexion économique. L’auteur, docteur en Sciences Sociales de l’université Libre de Bruxelles, fut le premier à annoncer l’avènement de “la crise”, dans son livre éponyme (Fayard). Vendredi hebdo a publié les bonnes feuilles de son ouvrage.

 
||

Les financements introuvables de la relance

Crédits image: bundesregierung

Dans une lettre envoyée à ses homologues, Peer Steinbrück [photo], le ministre allemand des finances, écrit sans ambages : « Je veux discuter avec vous de la manière dont nous pouvons demander, de manière coordonnée et à l’échelle internationale, une plus forte contribution des marchés financiers au financement des immenses coûts de la crise ». Ce qui reviendrait, si une telle contribution était obtenue, à soulager d’autant les finances publiques et à ne pas accroître les déficits, générant ensuite la forte tentation de réduire le poids de ceux-ci grâce à l’inflation. “La proposition est parfaitement cohérente, mais quelles chances a-t-elle d’être retenue ?, s’interroge François Leclerc, invité sur le blog de Paul Jorion.
Source - Le blog de Paul Jorion est devenu une référence pour la réflexion économique. L’auteur, docteur en Sciences Sociales de l’université Libre de Bruxelles, fut le premier à annoncer l’avènement de “la crise”, dans son livre éponyme (Fayard).

 
|||

L’actu de la crise : sortir des discours !

Crédits image: wot nxt

” Ce qui a été mis à nu à l’occasion de cette crise, estime François Leclerc invité sur le blog de Paul Jorion,  est que non seulement les leviers de commande ont été abandonnés aux marchés, aux méga-banques sauvées des eaux, mais qu’il a été décidé de ne pas en reprendre les rênes et de demander non sans candeur aux mêmes de guérir les maux dont ils sont la cause… Pour l’instant, renchérit-il, il est constatable que nous en sommes toujours au stade du bricolage […] Revenons sur terre,  et abandonnons les discours !”s’exclame François leclerc.
Source - Le blog de Paul Jorion est devenu une référence pour la réflexion économique. L’auteur, docteur en Sciences Sociales de l’université Libre de Bruxelles, fut le premier à annoncer l’avènement de “la crise”, dans son livre éponyme (Fayard).

 
|

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Crédits image: DR

“Samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro : une caricature de titre que je n’aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du “Jivaro” tant elle est d’une connerie monumentale ! Imaginez ? L’optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d’alarme… Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?”
Source - “Le village des NRV” est un blog généraliste (actu, art, culture…) “géré collectivement” par un groupe d’anonymes . Opinions de simples citoyens concernés par la politique sous toutes ses formes.

 
|

1929 ou le retour vers le futur de Galbraith

Crédits image: Bill McIntyre

« La crise économique de 1929, anatomie d’une catastrophe financière » de James Kenneth Galbraith est un des livres de référence sur la crise des années 30. Il est aujourd’hui forcément utile de s’y replonger.
Source - Blog de Laurent Pinsolle, dont la seule et unique boussole politique est le gaullisme. Aujourd’hui, ces références sont Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement, car “outre leur influence idéologique, ils ont tracé une voie où les convictions passent avant la carrière”.