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Béatitude écologique en milieu tempéré

Un unanimisme béat frappe la planète. La production du consensus mou tourne à plein régime. Il n’est pas un parti, une organisation, une personnalité en vue qui ne pratique pas le “greenwashing”. Ce spectaculaire exercice de funambulisme consistant en dépit du bon sens, des réalités et surtout de ses propres pratiques à arborer une posture écologique. Les intérêts économiques ont colonisé l’espace environnemental pour en faire une machine émotionnelle. Le summum du “politicaly okay”.

N. Chomsky le fait justement remarquer dans “comprendre le pouvoir”* en prenant l’exemple de l’apartheid en Afrique du Sud, de la guerre du Viet Nam ou des mouvements civiques aux USA. Le capital sait se retourner pour prendre le vent. Tant que cela sert le business. Et dans chacun de ces cas les bonnes causes suivent les dividendes et les projets industriels. Toutes les sociétés participent au greenwashing en investissant sur l’image de la marque. Total, par exemple fait la promotion de l’écologie et de comportements sociétalement et environnementalement responsables, s’inscrivant dans un pacte mondial (voir site). Un mélange d’écologisme et de “droits de l’hommisme” à la guimauve que personne de sérieux ne peut croire. Car le nerf de la guerre, la focalisation de toutes les énergies, c’est le cash et le cours de bourse. Le reste, pour la galerie. Ornée de vert.

Source : Piratages, animé par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pépites de la blogosphère anti-sarkozyste.

 
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Wall Street, vous jouez trop avec les allumettes

Crédits image: Agrebi Design (cc)

[Paul Jorion] L’économiste alerte. Quelque chose ne tourne pas rond à Wall Street. Certains dirigeants de grandes banques jouent aujourd’hui un jeu “déraisonnable” avec l’économie mondiale, qui ne revient à rien d’autre que… “jouer avec les allumettes”.

Le mécanisme de la désignation du bouc-émissaire est l’un des plus vicieux que connaissent les sociétés humaines : un individu – ou une catégorie d’individus – apparaît soudain responsable de tous leurs maux et elles se persuadent alors qu’en se débarrassant de celui-ci, leur âge d’or serait à nouveau à portée de la main.

Mais que faire quand certains insistent à se porter volontaires dans ce rôle et – alors même que la vigilance est en baisse (parce que la Bourse est en hausse) – persistent à s’égosiller : « C’est moi ! C’est moi ! »

Je pense bien entendu aux dirigeants d’établissements financiers américains…

Source - Le blog de Paul Jorion est devenu une référence pour la réflexion économique. L’auteur, docteur en Sciences Sociales de l’université Libre de Bruxelles, fut le premier à annoncer l’avènement de “la crise”, dans son livre éponyme (Fayard). Vendredi hebdo a publié les bonnes feuilles de son ouvrage.

 
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Biocarburants : un jackpot pour Total

Crédits image: Guy Leboutte/Flickr (DR)

[Eco89] Le pétrolier Total reçoit 7 millions d’euros de subventions publiques pour lancer la recherche sur les biocarburants de 2e génération. Le groupe a pourtant fait “un bénéfice record de 13,9 milliards d’euros en 2009“! “Ces grands groupes, si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l’acte” justifie l’agence publique ADEME.

La décision la subvention de 7 millions à Total est accordée alors que comme le dit l’Ademe elle-même (…), l’impact d’un « changement d’affectation des sols » n’a pas été analysée. (…) Car transformer une prairie ou une forêt, capable de stocker du CO2 dans leur sol, en un champ de cultures d’agrocarburants, qui vont générer des émissions de CO2, peut avoir un bilan « catastrophique », comme l’explique Jean-Louis Bal, directeur des Energies renouvelables à l’Ademe, à l’AFP, citant l’exemple de l’huile de palme ou de soja, produites sur le sol d’anciennes forêts tropicales.

Source - Le site d’information spécialisé dans l’économie mis en ligne par la rédaction de Rue 89.

 
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La crise est une machine infernale

Pour François Leclerc, invité du blog de l’économiste Paul Jorion, la crise économique est loin d’être terminée et prend même de plus en plus la forme d’une “machine infernale” dont on se demande bien s’il est possible de la stopper.

Nous venons d’entrer dans une nouvelle phase de cette déstabilisation du capitalisme financier (qui ne retrouve toujours pas son équilibre) : le système monétaire international donne à son tour et plus tôt que prévu des signes accentués de faiblesse, le dollar monnaie de référence baisse, les autres devises montent, l’or et l’argent en font autant. Mais il n’y a pas, à court terme, de solution de remplacement.

Source - Le blog de Paul Jorion est devenu une référence pour la réflexion économique. L’auteur, docteur en Sciences Sociales de l’université Libre de Bruxelles, fut le premier à annoncer l’avènement de “la crise”, dans son livre éponyme (Fayard). Vendredi hebdo a publié les bonnes feuilles de son ouvrage.

 
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Suivi des chômeurs : le public fait mieux que le privé

Crédits image: DR

On le savait déjà, relève le site Actu chômage, mais une nouvelle étude, portant sur 200.000 chômeurs, le confirme : l’accompagnement des chômeurs par des cabinets privés est moins efficace que celui mené par le service public

Après 6 mois, le programme “Cap vers l’entreprise” de l’ex-ANPE a eu un “effet rapide et élevé sur le taux de sortie vers l’emploi”, et l’accompagnement par les opérateurs privés “un impact plus tardif et plus modéré sur la sortie vers l’emploi”, conclut ce rapport, remis mardi au secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez et au directeur général de Pôle emploi Christian Charpy. Et, un an après leur entrée dans l’expérimentation, le taux de sortie vers l’emploi des demandeurs d’emploi confiés au privé s’est accru de 5,6 points en moyenne tandis qu’il a augmenté de 7,3 points pour ceux suivis par les équipes dédiées de l’ANPE.

Source - Actu chômage, site fondé par l’association APNÉE – Alternatives pour une nouvelle économie en faveur de l’emploi (350 Internautes) – s’est spécialisé dans la défense des droits des chômeurs. Réalisé entièrement par des bénévoles : pas de pub sur le site, mais dons acceptés.

 
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Promesses en l’air…

Crédits image: Ki² (CC)

Usine Mittal à Gandrange, hier, Continental à Clairoix aujourd’hui… Slovar rappel, par le menu, les promesses faites par le président ou ses ministres aux salariés dont les emplois étaient menacés… et qui n’ont jamais été tenues.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient “aurait dit un ancien Président de la République. Il faut croire, qu’en termes de préservation de l’emploi et de ré industrialisation, l’actuel gouvernement a fait sienne cette maxime.

Source - Un “quotidien citoyen traitant la citoyenneté”, l’économie,la politique française et européenne. Ses articles sont publiés ou repris par plus de 30 blogs politiques de gauche (du PS à la LCR) et deux syndicats de salariés ainsi que sur 4 portails de journalisme citoyen.

 
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Sécurité Sociale : un budget décevant

Crédits image: xtof (CC)

Juan, de SarkoFrance, rassemble quelques éléments “pour y voir plus clair”, sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2010, qui vient d’être présenté par le gouvernement. Il consiste à “dérembourser” pas mal, pour “faire payer un peu”. Mais en avançant “timidement” vers le réajustement des cotisations des dirigeants d’entreprise.

On ne peut être que déçus par ces mesures: la Cour des Comptes avait estimé à trois milliards d’euros le manque à gagner pour la sécurité sociale de la sous-cotisation des stock options et autres rémunérations “connexes” des cadres dirigeants d’entreprise.

Source - Juan, l’éditeur de Sarkofrance, est l’un des blogueurs les plus prolixes de la galaxie des anti-Sarkozy : depuis 2007, il a relevé avec succès le défi de publier un billet par jour… Mais il fait mystère de son identité. On sait qu’il a moins de 40 ans et qu’il a de jeunes enfants. On devine qu’il travaille dans une société suffisamment “grosse” pour craindre son « outing ». Juan édite également les blogs Les coulisses de Sarkofrance et Les bas-fonds de Sarkofrance.

 
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Comment financer une presse libre ?

Crédits image: DR

Serge Halimi, pour le Monde diplomatique, dresse le sombre tableau de l’effondrement général de la presse, qui court après ses recettes publicitaires perdues, par le recours au markéting et la réduction de la qualité des contenus. Le “diplo”, quant à lui, s’appuie sur un autre modèle économique pour assurer son indépendance…

Comment continuer à financer des entreprises journalistiques coûteuses (enquêtes au long cours, reportages à l’étranger, relecture et vérification des textes par des éditeurs, intervention des correcteurs) quand les ressources habituelles se dérobent ? Première réponse : ne plus le faire. Le cycle est alors enclenché : un déclin de la presse, en partie lié à la dégradation du journalisme, décourage un peu plus les journaux du journalisme. Et les conduit à se soumettre davantage encore aux recettes concoctées par les services du marketing : culte de l’article court, des thèmes « de société », titre criard pour annoncer une broutille, micro-trottoir, sujet « de proximité ».

Source - Site du mensuel Le Monde diplomatique

 
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La France a rompu le pacte de l’Euro ?

Crédits image: DR

De Bruxelles, Jean Quatremer estime que le pacte fondateur de l’euro est rompu”, notamment par la politique budgétaire de la France, au détriment de l’Allemagne, qui se voit privée des bénéfices de son orthodoxie budgétaire au profit des États “dépensiers”. La question est donc : quand l’Allemagne sortira-t-elle de l’Euro ?

Le problème est que ce n’est pas l’Allemagne qui paiera les pots cassés d’une implosion de la monnaie unique, mais la France. Ce scénario n’est pas écrit d’avance : mais on voit mal la France effectuer des révisions déchirantes avant la présidentielle de 2012. Les Français ne paieront l’addition qu’ensuite.

Source - Blog de Jean Quatremer (lancé en 2005), correspondant à Bruxelles de Libération, écrivain, et militant européiste. Ce blog a obtenu le prix Louise Weiss du journalisme européen en 2006. Son site est une référence pour les questions européennes.

 
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L’arnaque du Twollar

Crédits image: xtof (CC)

Le “Twollar”, cette monnaie virtuelle disponible sut Twitter n’est pas une véritable monnaie, c’est même “une fausse monnaie”, “une arnaque”. Une monnaie doit reposer sur quelque chose qui lui donne sa valeur, ne serait-ce que du temps que l’on donne bénévolement pour une cause. Ici, rien de tel, estime le blog de la Création monétaire.

Le Twollar part d’une idée louable, mais n’offre rien à personne, c’est une vraie arnaque. Que proposent les créateurs du Twollar en échange de quelques Twollars ? Même pas une heure de leur temps, rien. Ils en attendent un bénéfice, pas de rendre des biens et des services en échange de leur “monnaie” qui n’en est pas une… En clair : voyez, soyez généreux, merci pour nous !

Source - Création monétaire est un blog rédigé par Stéphane Laborde et qui traite spécifiquement de la question économique de la… création monétaire.