Mitterrand, grand auteur injustement méconnu

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[Brave Patrie] Le livre de Frédéric Mitterrand “La mauvaise vie” méritait bien une véritable critique littéraire. Didier Kala s’en charge, alors que le livre publié en 2005 est subitement revenue au devant de l’actualité. Le critique estime que c’est très injustement que le livre était passé inaperçu à l’époque, eu égard à ses grandes qualités littéraires.
Grivois mais léger, érotique sans être graveleux, Mitterrand réussit le défi de transporter le lecteur dans son monde de luxure sans en dévoiler trop, un peu comme le film du dimanche soir sur M6. On en sort indubitablement gêné : lire les histoires de boules d’un ministre c’est comme surprendre papa et maman en doggy style, mais bientôt on a pour seule envie de suivre le génial auteur jusqu’au bout du monde dans ses pérégrinations artistiques.
Source - “Brave Patrie”, sous-titré «le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie», est le blog irrévérencieux de Didier Kala.
Mitterrand, bien mal défendu par le Monde

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[Gaulliste Libre] Laurent Pinsolle trouve bien médiocre la “défense inconditionnelle” par le journal Le Monde du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, empêtré dans une polémique liée à son dernier livre. Il estime que les éditorialiste du quotidien n’ont pas “le courage de leurs opinions”.
Cette affaire révèle deux problèmes majeurs : un décalage frappant entre l’opinion d’une certaine élite et les citoyens mais aussi une incapacité à assumer une opinion qui se traduit par l’emploi de rideaux de fumée qui énervent à juste titre des lecteurs choqués par une argumentation aussi faible.
Source - Blog de Laurent Pinsolle, dont la seule et unique boussole politique est le gaullisme. Aujourd’hui, ces références sont Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement, car “outre leur influence idéologique, ils ont tracé une voie où les convictions passent avant la carrière”.
les mots et les maux de Frédéric Mitterrand
[Linkinfluence] Les mots relatifs à Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, tels qu’ils apparaissent dans les outils d’observation du web social de l’agence LinkInfluence sur une période de trois mois. L’irruption soudaine des polémiques relative à Roman Polanski, puis au livre du ministre “La mauvaise vie” est flagrante, età vrai dire, assez fascinante à observer…
Vous pouvez donc explorer le nuage de mots autour de Frédéric Mitterrand et ceci depuis 3 mois, évidemment la polémique récente autour de l’affaire Polanski aura grandement bouleversé le “co-texte” du ministre …
Le “timecloud” (tel est son nom de code) permet donc à la fois d’appréhender facilement les termes les plus présents sur une période de temps donnée mais aussi de voir l’évolution de ces termes au cours du temps.
Source - Linkinfluence est une agence de communication, qui met au point ses propres outils technologiques “d’analyse des tendances et opinions du web social”.
Une “bombe sale” anti-Hadopi contre Mitterrand

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Dans ce “retour sur une mise à mort annoncée”, Fabrice Epelboin, pour Read Write Web, remonte à la source du buzz contre Frédéric Mitterrand et signale que “les premiers rapprochements entre Mitterrand et la pédophilie, au sein des anti Hadopi, ont eu lieu le jour même de la nomination du nouveau ministre de la Culture”. Et ces anti-Hadopi qui ont recours à de telles “bombes sales” auraient encore “des munitions”…
Le 27 septembre, Frédéric Mitterrand, qui a perdu là une occasion de se taire, prend, sous le coup d’une vive émotion peu commune chez les politiques, la défense de son ami, Roman Polanski, arrêté pour viol sur mineur plus de trente ans après les faits en Suisse.
Le lendemain, c’est la ligue Odébi qui lance l’assaut en lançant ce qu’il convient d’appeler une bombe sale. C’est le même groupe, souvenez-vous, qui avait, à la veille du vote final d’Hadopi, promi aux députés de publier leurs casiers judiciaires, qui publie un communiqué de presse faisant le rapprochement entre Hadopi, Mitterrand et Polanski. Bien sûr, pas un mot dans la presse officielle.
Source - Animé par Fabrice Epelboin, ReadWriteWeb France, blog dédié à l’actualité des technologies web, a été élu en juin dernier, meilleur blog high-tech dans le magazine Challenges par un jury présidé par Nathalie Kosciusko Moriset, secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique.
Didier Lestrade sur Mitterrand : le chapitre 11
Journaliste, écrivain et militant, le fondateur d’Act-up et du magazine Têtu, prend de la hauteur sur l’affaire dans ce remarquable billet où il évoque l’hypocrisie de la communauté homosexuelle devant la prostitution et le tourisme sexuel.
Finalement, la défense de Frédéric Mitterrand sur TF1, à part celle de la dramatisation, fut de dire que toute cette affaire avait pour origine sa souffrance d’homosexuel. Il n’a pas dit que c’était l’homosexualité, mais nous sommes habitués à voir, à travers son éloquence, les mots qui nous intéressent. Plusieurs fois, il l’a répété, prétextant une certaine modestie, dans le genre « Je ne vais pas vous embêter avec mes histoires, mais… ». Alors, si Frédéric Mitterrand, en tant que privilégié social et culturel, utilise lui aussi la souffrance pour expliquer ses écarts de comportement, il est clair désormais que tout le monde a le droit de le faire. Si une folle (et chez moi ce mot n’a rien de caricatural) comme lui a souffert parce qu’en tant qu’homosexuel, il ne s’est jamais aimé, alors imaginez la souffrance d’un apprenti boulanger gay de 18 ans.
Source - “Didier Lestrade”, le blog de Didier Lestrade, tout simplement. Musique, médias, politique française et internationale vu par un journaliste, écrivain et homosexuel militant.
Mitterrand : revue de presse internationale
L’intérêt de la presse internationale pour l’affaire Mitterrand ne retombe pas. Nicolas Sarkozy y est désormais mêlé. Va-t-il continuer à soutenir son ministre ?
“Le scandale sur le tourisme sexuel augmente la pression sur Sarkozy” titre le Bangkok Post (Thailande, pays évoqué dans le livre de Mitterrand). “Carla touchée par l’effet boomerang du tourisme sexuel du ministre” titre le quotidien The Independent Londres) qui explique que c’est Carla qui aurait poussé Sarkozy à nommer Mitterrand ministre. Une page entière dans le Corriere della Sera (Italie) sur le tourisme sexuel : “Polémique en France à propos du ministre Mitterrand et de la description de ses voyages. Comme lui, il y a beaucoup de clients occidentaux riches” et le journal donne des chiffres : “30 % du tourisme thaïlandais est motivé par le sexe, 2,8 millions de personnes travaillent dans le sexe en Thailande sur 64 millions d’habitants, le chiffre d’affaire du sexe en Thailande est de 4 milliards de dollars.”
Source - Gilles Klein fait régulièrement d’intéressantes revues de presse internationale (et nationale) sur l’actualité française. C’est un des chroniqueurs d’Arrêt sur images, le site d’info de Daniel Schneidermann, dédié au décryptage des médias.
Un petit garçon nommé Mitterrand
Le blogueur du Post.fr Guy Birenbaum ne veut pas entrer dans la polémique sur l’intervention de Frédéric Mitterrand sur TF1. Il le laisse seul face à son miroir, avec sa conscience. Il préfère se souvenir d’”Un petit garçon nommé Frédéric Mitterrand”…
En 1959, Frédéric Mitterrand, âgé de douze ans, joue dans “Fortunat” d’Alex Joffé, avec Bourvil et Michèle Morgan.
Source - Médias, politique, édition. Guy Birenbam, invité sur le Post, a un pied dedans. Deux pieds dehors. Ou le contraire. Ça dépend des jours. Et de son humeur. Mais ce qu’il préfère c’est sa plage…
Mitterrand défend mal une position défendable

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Daniel Schneidermann, pour @rrêts sur images, juge sans complaisance, mais calmement et avec sang-froid, la prestation du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur TF1, en réponse aux accusations portées contre lui. Pour le journaliste, le ministre s’est mal défendu, alors que sa position était défendable…
Il devait passer par le trou d’une aiguille : c’est raté. Que devait-il faire ? Adopter la seule défense possible : dans mon livre, pas trace de pédophilie. Ce qui est vrai. (…)
Voila ce qu’il fallait dire. Après, il n’avait plus qu’à assumer l’égarement du touriste sexuel (mais avec repentirs sonores), et plaider non coupable pour pédophilie. Il n’avait plus qu’à insister sur le fait que son livre n’est pas une apologie (ce qui est vrai aussi, mais pas non plus une condamnation, on est dans la littérature), et marteler sa condamnation officielle. Une chance sur deux de passer. Mais non. Emporté par l’ivresse du narcissique, l’orgueil de l’homme de pouvoir, la tension du malheureux humain, arrivé à l’impossible carrefour de toutes ses vies, Mitterrand a dérapé. Quel besoin avait-il de parler “d’hommes de quarante ans” ? D’ajouter que ses partenaires avaient “son âge, peut-être cinq ans de moins”, ce qui ne peut que faire sourire quiconque a vu un reportage sur les bordels thaïs, ou lu Houellebecq ?
Source - Le site info de la (feue) célèbre TV émission du journaliste Daniel Schneidermann, dédiée comme avant au décryptage des médias. Et, depuis décembre, également à nouveau à la télé, mais uniquement au profit des abonnés de Free.
Frédéric Mitterrand doit-il démissionner ?

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“Mauvaise vie, bon écrivain, mauvais ministre”... Le blogueur Koz résume d’un trait la situation du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, qui fait l’objet d’une vive polémique lancée par le Front national qui l’accuse de pédophilie et de faire la promotion du tourisme sexuel dans un livre paru en 2005. Sans vouloir participer à un lynchage, le blogueur estime que le ministre devrait démissionner, même si c’est “peu probable” qu’il le fasse.
Je pense en revanche que Frédéric Mitterrand n’aurait jamais du être nommé ministre, et qu’il ne peut pas le rester.
Car il ne s’agit pas, il ne s’agit plus, du parcours d’un citoyen ordinaire : il s’agit du parcours d’un homme, dont rien ne dit au demeurant qu’il ait rompu avec ses pratiques, que l’on a nommé ministre, et de l’un des ministères les plus emblématiques d’un gouvernement, et de la France. Quelle est aujourd’hui l’image de la France, défenseure de Polanski, et doté d’un tel ministre ? Que pourra-t-il dire aujourd’hui, sans que plane sur ses déclarations le soupçon d’un certain relativisme moral ? Et peut-on seulement encore lancer une quelconque campagne contre le tourisme sexuel sans que cela prête à rire, tristement ?
Source - Koztoujours, tu m’intéresses !, un blog qui tente de faire entendre une voix trop faiblement représentée sur le Net. Koz est plutôt de droite et catholique pratiquant.
F. Mitterrand membre d’un lobby pro-Hadopi 2

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Comment la France doit-elle réagir au fait qu’un ministre membre d’un lobby de même nature prenne en charge l’élaboration d’une loi destinée à protéger ses intérêts ? Puisqu’en France les conflits d’intérêts font rapidement pshit, ça ne suscitera sans doute aucune critique. Mais alors qu’il défendait ce jeudi matin le projet de loi Hadopi 2, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a lui-même dit spontanément qu’il était membre de la SACD.


