Coup de froid sur les médias “alternatifs”
“Que lirez-vous quand les médias alternatifs auront disparu ?” se demande, Slovar, blogueur de gauche, qui s’inquiète après les annonces de dépôt de bilan de Bakchich et celle des dirigeants d’Agoravox sur leurs difficultés.
Echec du modèle ? Certainement pas puisque les internautes en redemandent, mais peinent à comprendre comment on peut arriver à leur fournir des contenus de plus en plus crédibles sans jamais débourser un centime. Les expériences Mediapart ou Vendredi montrent que faire participer financièrement les lecteurs est très difficile, et que ceux-ci confrontés à une offre payante, même modique préfèrent se tourner vers d’autres sources gratuites. Mais quel salarié, lecteur quotidien de ces media, accepterait de donner le meilleur de lui même … gratuitement, tout en attendant que son entreprise reçoivent quelques subsides à partager ? Comment faire pour que ces media ne disparaissent pas ?
Source : Slovar, un blogueur de gauche qui aime aller fouiller dans les documents officiels publiés sur le net. Souvent publié sur Marianne2 et Agoravox.
Sur internet, ce sont mes amis qui m’informent

Crédits image: Alexandre van de sande (cc)
Une “expérience d’information personnelle”, sur novövision : comment les réseaux sociaux d’internet prennent une place de plus en plus importante dans la manière qu’ont les gens de s’informer, court-circuitant les médias traditionnels et privilégiant la “recommandation de mes amis plutôt que sur prescription d’une quelconque autorité.”
J’ai donc interrogé mon réseau social : « J’ai pas la télé ici : quelqu’un me raconte Mitterrand à la télé ? » et on m’a raconté tout ça en direct.
J’ai gardé un œil sur le fil des messages qui défilait. C’est là qu’on m’a signalé aussi la parution d’une synthèse de l’entretien sur le site 20 minutes.fr, puis la mise en ligne de la vidéo du JT sur Wat, la plate-forme de partage de vidéo de TF1.
Mine de rien, tout ça change tout de même en profondeur mon rapport à l’information d’actualité : je ne cours plus après, et je n’attends pas non plus pour l’obtenir. Elle vient à moi. L’information factuelle (la vidéo) et sa synthèse (20mn.fr) me parviennent en même temps, et même un peu après les commentaires qu’elle suscite dans mon propre réseau social. La conversation « autour de la machine à café » a commencé avant même que l’entretien ne soit terminé.
Source - Par Narvic, l’un des meilleurs connaisseurs de l’Internet des médias traditionnels. Site d’info et de réflexion sur le devenir de l’info sur le Web. Ce blog est moins alimenté désormais. Mais Narvic y retourne de temps en temps. Il est surtout présent sur narvic.fr… [narvic est collaborateur de Vendredi.info]
Le périph en direct sur Twitter

Crédits image: DR
Renaud, du blog Geo in web, se livre à une petite expérimentation intéressante sur Twitter : il a créé une sorte de “bretelle”, c’est le cas de le dire, qui rediffuse en direct sur Twitter les informations sur l’état de la circulation sur le boulevard périphérique parisien. C’est sur le compte @periphparis, mais on vous rappelle qu’il n’est pas conseillé de “twitter” lorsque l’on conduit…
Source - Geo in web, un blog techno qui traite de “GeoWeb, Information géographique, Mashups, APIs cartographiques, Géolocalisation, Webmapping”.
Est-ce qu’on a marché sur la Lune ?

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Selon le site internet du Nouvel Observateur, “deux journaux du Bengladesh ont dû s’excuser pour avoir annoncé que Neil Armstrong avait avoué n’avoir jamais posé le pied sur la Lune, relayant malgré eux un article d’un site satirique.” La fausse information avait été publiée par le site satirique The Onion, le 31 août (en anglais). Elle a également été reprise en France par le site Gizmodo, puis reproduite par le site 20minutes.fr, partenaire de Gizmodo, le 2 septembre, mais sans signaler qu’il s’agit d’une supercherie… Gizmodo, qui relate également la méprise des journaux du Bengladesh, s’étonnait hier que certains de ses propres lecteurs soient tombés dans le panneau…
Source - Nouvelobs.com
La guerre entre agrégateurs et sites d’information

Crédits image: Tiger Pixel
Le débat entre sites d’informations et agrégateurs de contenu n’est pas prêt d’être fini, on se souvient du dialogue rugueux entre les journaux français et Google. Dans la pratique de consommation des médias, les agrégateurs sont en position de force. Un billet d’Arnon Mishkin apporte des éléments techniques pour éclairer le débat.
Source - Edité par Eric Mainville, “Crise dans les médias”, classé dans le top de la blogosphère française, propose un décryptage des médias, de la presse écrite aux nouveaux médias du web.
Qui paye pour nos infos ?
J’ai lancé il y a quelques jours l’application I smell a government rat in my news. Ce petit programme scanne les articles de Google News et donne la proportion d’entre eux financés par un gouvernement. Conclusion : Sur certains sujets, plus de 10% de l’actu est financée par la France, la Chine, l’Iran ou les USA. Alors, qui paye pour nos infos ? Tapez un sujet, et la machine vous répond…

