Dans les tags : Internet

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Rezo/net : 10 ans de saloperies sur Internet

Brave Patrie, site patriote (et parodique, mieux vaut le préciser) fête à sa manière le “triste dixième anniversaire” de la création de Rezo.net, un excellent portail qui propose, comme Vendredi, une sélection d’articles lu sur le net. Selon Brave Patrie, Rezo.net serait impliqué dans de nombreux déraillements d’opérations de communication gouvernementale :  “malgré la vigilance des autorités, un vaste torrent d’immondices s’en déverse toujours et sape la stabilité de l’internet libre, marchand et poli. Dans le monde entier on s’organise pour faire face à la menace, mais le combat est loin d’être gagné”.

Internet devait être un megamall bien éclairé, sécurisé et fourni en produits très colorés. Avec des annonces positives qui sortent des haut-parleurs. Et une voiture à gagner tous les jours.
Ce qu’il est, pour l’essentiel, mais les casseurs et emmerdeurs de tout poil rôdent près du portail en bois du fond : Rezo.net.

Source : “Brave Patrie”, sous-titré «le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie», est le blog irrévérencieux et parodique de Didier Kala et d’Alfred-Georges. Un de nos préférés.

 
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Le buzz anti-Sarko sur la chute du Mur de Berlin ? C’est la faute aux jeunes…

Fabrice Epelboin, qui édite la version française du site hi-tech “readwriteweb”, a consulté les dernières courbes de la société d’études Forrester. Elles confirment qu’aujourd’hui, se sont essentiellement les potaches qui font la pluie et le beau temps sur le Net.

Dès qu’il s’agit de mesu­rer les com­por­te­ments actifs (oserais-je dire inter­ac­tifs), la séni­lité semble arri­ver de plus en plus tôt. Dès 25 ans, la capa­cité à créer ou à réagir à du contenu en ligne chute pour atteindre un niveau très faible dans la géné­ra­tion 68. La géné­ra­tion X s’en sort mal, elle aussi, si on admet qu’elle a 35 ans et plus (je sais c’est arbi­traire) on pour­rait même dire qu’elle est divi­sée en deux groupes, ceux qui s’y sont mis et les autres (la seg­men­ta­tion d’âge choi­sie par Forrester peut tou­te­fois induire en erreur), mais force est de recon­naitre que la créa­tion de conte­nus et la réac­tion à ceux-ci n’est un com­por­te­ment de masse qu’au sein de la géné­ra­tion Y.

Source - Animé par Fabrice Epelboin, ReadWriteWeb France, blog dédié à l’actualité des technologies web, a été élu en juin dernier, meilleur blog high-tech dans le magazine Challenges par un jury présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique. Comme son grand frère ReadWriteWeb.com (né en Nouvelle Zélande, fondé par Richard MacManus), ReadWriteWeb France, créé en octbre 2008,  se distingue par ses notes d’analyse et de prospective.

 
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Vertus démocratiques de l’Internet

Comment caractériser les formes politiques de la révolution Internet ? Dans cet essai, Dominique Cardon met en évidence les tensions qui traversent le réseau des réseaux, notamment l’égalité radicale des internautes, la visibilité extrême des subjectivités, la production de solidarités nouvelles, la construction de la légitimité. Plongée dans la « démocratie Internet ».

À la question de la place d’Internet dans le renouvellement des figures de la démocratie, beaucoup de réponses très diverses et contradictoires peuvent être apportées. Car, à considérer Internet comme un tout, à la fois objet technique, média, espace public, support ou instrument politique, on prend le risque de fondre ensemble des choses si différentes que toute généralisation glisse sur cet improbable objet, sans parvenir à le spécifier. Je voudrais cependant prendre ce risque en avançant, sans beaucoup de précautions, six propositions relatives à l’expérience de la démocratie sur Internet.

Source : “La vie des idées” est un site d’analyse et d’information sur le débat d’idées. Créée à l’initiative d’un groupe d’intellectuels à dominante social-démocrate (bien qu’Emmanuel Todd en fasse partie) sous la houlette de Pierre Rosanvallon, fondateur de la République des idées.

 
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Mon fils, onze ans, génération Y

Un papa canadien s’intéresse à la nouvelle génération des natifs numérique. Étant père de quatre garçons dont trois sont des « Y » dans la vingtaine, il a quelques cobayes à la maison. Mais c’est son petit dernier qui a onze ans qui l’intrigue le plus. Il se demande s’il n’a pas affaire à un « Homo numericus » (en ce qui me concerne, je ne pose plus la question depuis que mon fils de 10 ans  “skype” ses potes après l’école, ndlr). Voici quelques anecdotes tirés de ses observations rassemblées dans ce billet paru l’an dernier.

- Musique: il télécharge un peu de musique sur Limewire mais sans abuser. Je ne suis pas trop favorable mais je me rends compte aussi que l’industrie est dépassée. Tous les jeunes le font. Je pense que la musique va devenir gratuite dans les prochaines années, d’ailleurs il me demande pourquoi la musique est gratuite à la radio et sur Youtube. Que lui répondre?

- Jeux vidéos: XBOX mais pas de façon addict. Il va s’ennuyer s’il ne joue pas avec des amis. Par contre World Of Warcraft est un must pour lui. On est dans le social gaming.

- Cinéma: le grand écran reste toujours une sortie appréciée pour les nouveautés avec force son et effets spéciaux.

- Télévision: les émissions sont triées sur le volet: match de hockey et de soccer live, émissions pour les jeunes ( Wrack TV ), reportages et documentaire ( Historia). La télé est un des écrans mais n’est plus le principal.

- L’école: aucune attente en ce qui concerne les TIC. Pour lui les enseignants sont largués sur ce dossier. Il me dit parfois s’ennuyer, que c’est long, que l’école n’avance pas assez. Il apprécie quand même beaucoup la bibliothèque et la lecture.

Source : “N’ayez pas peur”. Blog édité par Philippe Martin au Canada. Laissons le le présenter : “Formateur de métier, je suis confronté depuis l’émergence de l’informatique et du web à la peur de se servir des outils ainsi qu’aux changements occasionnés par la révolution numérique dans la société et dans les entreprises. Le nom de ce blog est donc un incitatif à s’approprier ces nouvelles formes de communication et d’en saisir les enjeux”.

 
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La troisième démocratie, celle de l’info liquide

Thierry Crouzet prépare un livre sur “l’ère du flux”, qui traitera en particulier de l’Internet et de la démocratie et relit studieusement, sur les conseils de son ami Narvic,  “Problème de la démocratie grecque”, de Jacqueline de Romilly, paru en 1976. Il nous en propose une lecture selon la grille les trois formes de démocratie et les trois états de l’information qui lui sont associés : 1) La démocratie représentative qui est la nôtre (elle irait de pair avec l’information “solide”). 2) La démocratie directe que les Grecs ont poussée à son summum (va de pair avec l’information pour une grande part “gazeuse”, la vox populi). 3) La démocratie participative (temps réel, non représentative, sans élection, non universelle, non égalitaire… rendue possible grâce à internet et l’information “liquide”). Et sur laquelle il reviendra dans son prochain livre sur le Flux…

“Les tentatives de réforme plus ou moins oligarchiques réclamèrent toujours une diminution du corps civiques selon des critères censitaires”, écrit Jacqueline de Romilly. N’en est-on pas là ? Certains hommes politiques aimeraient donner des labels à certains blogueurs ? Et discréditer les autres. Tout cela dans le but de réduire le poids du peuple. Séguéla apprécierait à coup sûr, sans parler de nos amis Wolton et Finkelkraut.

Source : Le peuple des connecteurs, par Thierry Crouzet, journaliste, essayiste, romancier (il travaille actuellement sur un “twiller”, thriller sur twitter). “Cinquième pouvoir, politique, technologie… par Thierry Crouzet, expert de rien…”.

 
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Internet est-il la voix du peuple ?

Certains voient dans l’expression libre qui se déploie sur internet une sorte de « voix du peuple », un « miroir de l’opinion ». Cette expression serait celle « simplement des citoyens, des Français »… Le blogueur Narvic, journaliste, spécialiste des médias et du net, nous rappelle “que de nombreux éléments nous indiquent au contraire que le « débat » en ligne est essentiellement animé par une infime minorité des internautes, qui se croit représentative alors qu’elle représente surtout elle-même, et qui, de surcroit, fait aussi partie des élites sociales du diplôme et du revenu, dont elle dénonce pourtant la mainmise sur le débat public”.

Considérer internet comme la voix du peuple, ou même seulement comme un miroir de l’opinion publique, est donc finalement, aujourd’hui, totalement abusif. Internet permet probablement une libération et un élargissement de la prise de parle en public par rapport aux médias traditionnels, mais l’usage qui en est fait reste très modeste en ce domaine. On a même le droit de penser qu’internet n’est pas, pour l’heure, cet espace où « le peuple » prendrait la parole auquel « les élites traditionnelles » lui refusaient l’accès, mais celui de l’émergence d’une autre forme d’élite, une aristocratie de l’expression en ligne, peut-être un peu plus large que l’autre, mais alors à peine et encore ce n’est même pas sûr.

Source : Novövision. Par Narvic, l’un des meilleurs connaisseurs de l’Internet des médias traditionnels. Site d’info et de réflexion sur le devenir de l’info sur le Web. Ce blog est moins alimenté depuis le début de l’été. Mais Narvic y retourne de temps en temps. Il est surtout présent sur narvic.fr

 
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Royal, Sarkozy, Obama : trois échecs de la communication politique

Le monde de l’internet transforme profondément les pratiques de la communication sociale. Le politique, lanterne rouge habituelle de tous les changements, court derrière. Avec plus ou moins de bonheur. Plus, quand il gagne le élections. Moins, quand il les perd. Et pourtant ce n’est pas à l’aune des victoires électorales qu’il faut juger sa capacité à être en phase avec la société. Les succès confirment le vainqueur dans sa certitude d’avoir raison, même quand il a tort. Un billet de Pierre Gandonnière, universitaire et consultant.

On peut dire que Nicolas Sarkozy semble n’avoir rien compris à la nature réelle du web. L’internet est utilisé comme un simple nouvel outil dans le dispositif de communication, un complément. Au sommet de la pyramide : la source, le centre de décision. A la base, le peuple qu’il s’agit d’entraîner dans l’aventure. Entre les deux, la machine pyramidale du parti. L’internet constitue d’une part, une couche supplémentaire entre le parti et le peuple, pour assurer la transmission des messages, y compris sur son profil Facebook. Et d’autre part, un liant interne qui permet d’assurer un minimum d’interactivité à l’intérieur de la structure  pour débattre du projet (mais sans le remettre en cause) et pour renforcer la cohésion interne. Là où chez Ségolène Royal il y avait production collaborative, chez Nicolas Sarkozy il y a grande distribution et consommation de masse. Là où il y avait structure horizontale, il y a structure verticale. Là où il y avait  réseau, il y a système. L’internet est utilisé à contre-emploi.

Source : selon l’auteur, Pierre Gandonnière, son blog “se propose de développer l’écologie de l’information comme méthode d’analyse et de prospective. On y trouvera des articles d’actualité, mais aussi des textes de fond pour comprendre le monde des médias et de la communication”.

 
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L’info sous le règne du buzz

Internet amplifie et accélère la colère de l’opinion, attisée par les politiques et les médias. Attention danger ! A la lumière des récentes polémiques qui ont fait monter la Toile en témpérature, Narvic,  blogueur spécialiste du net et des médias, analyse en détail le phénomène et essaie de comprendre comment le web accélère le phénomène (ancien) du buzz dans les médias traditionnels. Ce billet commence d’ailleurs lui-même à “buzzer” dans la blogosphère, plutôt chatouilleuse quand on lui donne le mauvais rôle.

C’est à se demander si les médias traditionnels n’ont pas trouvé, enfin, avec internet, cette réponse de leur audience, après laquelle ils courraient tous depuis longtemps. Internet semble en effet fournir une température en temps réel des attentes de l’audience autrement plus rapide et efficace que l’observation du nombre d’invendus dans les kiosques à journaux, de l’observation quart d’heure par quart d’heure de l’audience des émissions télévisées, et des autres moyens marketing. On comprend l’intérêt de la démarche pour des médias de plus en plus placés «sous l’emprise du marketing» (cf. Yannick Estienne : Le journalisme après internet), qui consiste à ajuster au plus fin l’offre éditoriale à la demande réelle du marché solvable. La très mauvaise santé économique du secteur de l’information, en général, pousse inexorablement dans ce sens. Mais je me demande aussi ce que devient l’information dans tout ça. Et c’est bien ça qui me met mal à l’aise…

Source : Narvic, éditeur de Novövision2 est chroniqueur chez Slate, un des derniers nés des sites d’info “pure players”, site qui recherche des angles plus décalés que ceux de ses concurrents. Les fondateurs de Slate (l’ardoise), version française de son parent américain, dont il reprend parfois des billets : Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.

 
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Devenir “e-Parent”

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Un site public canadien spécialisé dans l’éducation vous explique (fort bien) comment mieux gérer Internet et les enfants.

 
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Toujours pas sages

Signalé par Afriscopie, qui suit le développement de la numérisation en Afrique, le blog “Toujours pas sage” qui raconte au quotidien l’initiation au web dans les zones rurales du Mali. Les vidéos présentées sur le site montrent l’étonnement et l’enthousiasme des gens à découvrir le net. “Ces populations pour lesquelles l’Internet étaient totalement inconnu, étaient très étonnées de découvrir sur place le reste du monde, ce qu’elles appèlent elles mêmes “voyager sur place”, explique Boukary, responsable de l’expérience.

Quand on a un ordinateur portable qui ventile mal dans un pays chaud, on peut vite s’énerver des coupures intempestives de ce dit-ordinateur.  Pour calmer les esprits rien de plus simple : on pose l’ordinateur portable sur une brique en ciment, ce qui n’est pas fait pour l’alléger, on oriente assez près un ventilateur et on peut alors travailler tranquillement.

Quand on est dans un village sans électricité, comme c’était le cas à Cinzana, là aussi plusieurs solutions s’offrent à nous. Soit on accède à l’électricité avec un groupe électrogène, soit on accède à l’électricité avec des panneaux solaires. Nous avons testé les deux solutions, et j’ai un petit faible pour la solution groupe électrogène. Elle permet vraiment de vérifier qu’internet se répand mais s’en faire de bruit !

Source : le blog Toujours pas sage. Signalé par Afriscopie, édité par deux journalistes français, Jean ABBIATECI et Antonin SABOT, en reportage en Afrique jusqu’au 7 novembre. Ils se rendront successivement au Mali puis au Sénégal.