Les goûters à l’étranger du président

Crédits image: P. Segrette - elysee.fr (DR)
Le blog Peuples s’étonne que les chaînes de télévision françaises n’aient diffusé aucune image de la réception “à 400.000 euros”, organisée par Nicolas Sarkozy pour les Français de New York, lors de son dernier voyage. Seul le site de l’Elysée en diffuse une vidéo en ligne.
Les journalistes de TF1 et France2 étaient pourtant aux USA puisqu’ils couvraient en même temps la réunion du G20. Il y’ a donc eu une volonté délibérée pour que les images, de cette réception monstre, ne “sortent” pas dans les médias Français. 400.000 euros la réception pour une communauté qui a majoritairement voté pour Sarkozy en 2007, sans aucunes images: cela ressemble presque à un meeting de l’UMP financé par les contribuables Français.
Source - Blog militant de gauche, créé “quatre heures après avoir lu l’entretien de Nicolas sarkozy avec Michel Onfray : “Confidences entre ennemis, sur Philomag.
Comment financer une presse libre ?

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Serge Halimi, pour le Monde diplomatique, dresse le sombre tableau de l’effondrement général de la presse, qui court après ses recettes publicitaires perdues, par le recours au markéting et la réduction de la qualité des contenus. Le “diplo”, quant à lui, s’appuie sur un autre modèle économique pour assurer son indépendance…
Comment continuer à financer des entreprises journalistiques coûteuses (enquêtes au long cours, reportages à l’étranger, relecture et vérification des textes par des éditeurs, intervention des correcteurs) quand les ressources habituelles se dérobent ? Première réponse : ne plus le faire. Le cycle est alors enclenché : un déclin de la presse, en partie lié à la dégradation du journalisme, décourage un peu plus les journaux du journalisme. Et les conduit à se soumettre davantage encore aux recettes concoctées par les services du marketing : culte de l’article court, des thèmes « de société », titre criard pour annoncer une broutille, micro-trottoir, sujet « de proximité ».
Source - Site du mensuel Le Monde diplomatique
Libération et les épouvantails d’internet

Crédits image: DR
Une tribune signée Thierry Klein, sur internet qui contribuerait “au rétrécissement du savoir”, publiée dans Libération, fait réagir Thierry Crouzet : “vous n’avez rien compris !”, vous agitez “des épouvantails”… Ce n’est pas ça internet.
Vous vous étonnez de perdre sans cesse plus de lecteurs. Vous êtes vraiment surpris ? Mais relisez-vos articles. Pour vous sauver de la banqueroute, vous êtes prêts à diffuser n’importe qu’elle idée qui vous conforte dans l’ancien monde. Plutôt que de vous adapter au nouveau paradigme, vous tentez d’en détourner vos lecteurs pris en otages. Est-ce la bonne stratégie ?
Source - Ancien journaliste, auteur de nombreux livres de vulgarisation informatique, Thierry Crouzet poursuit sur son blog les thématiques développées dans son livre à succès, “Le peuple des connecteurs”.
Le rêve télévisé d’une école sans profs

Crédits image: nitot (CC)
Le journal de 20 heures sur la télévision de service public inspire à Juliette Keating ce “coup de boule”, sur Bakchich : quand la télévision rêve d’une école “libérée” des profs et qu’elle en fait inlassablement la promotion…
Régulièrement, des reportages nous présentent des coachs en éducation qui remontent le moral de nos enfants démotivés par les profs. Le précepteur-psychologue, véritable révélateur de potentiel, saura aider nos têtes blondes à atteindre leurs objectifs. La télévision publique l’affirme : libérer l’école des profs n’est qu’une affaire d’imagination et de volonté.
Source - Créé en mai 2006, le site d’information bakchich.info a connu un fort développement depuis début 2008, lorsque Nicolas Beau l’a officiellement rejoint après avoir quitté Le Canard Enchaîné, où il avait œuvré comme reporter pendant une dizaine d’années. Aux côtés de Nicolas Beau, directeur de la rédaction, Xavier Monnier et Laurent Léger exécutent des fontion opérationnelles.
“Demain, Vendredi sera fait avec Internet”
Autopromo - épisode 2.
C’est le blogueur qui pose les questions, et c’est Jacques Rosselin, directeur de Vendredi qui répond. Extrait :
Malakine : La presse cherche actuellement son modèle économique. On voit Backchich passer au papier. Mediapart y songe également. Vendredi hésite semble t-il entre les deux modèles. La publication papier est-elle la condition nécessaire à l’équilibre économique de tout organe de presse ou peut-on imaginer à terme l’émergence d’une presse internet payante par abonnement ?
Jacques Rosselin : Nous n’hésitons pas une seconde ! L’info sur le net seule n’a pas de modèle économique. Et avons été les premiers à pratiquer le “reverse publishing”, qu’on peut traduire par rétro-édition (!). Le papier reste un mode important de consommation de l’écrit. Il il le restera encore longtemps. Mais il est certain que Vendredi doit rattraper son retard sur le net. C’est tout le sens de notre nouvelle formule qui sera réalisée directement à partir de notre site net. Notre idée est qu’une sélection continue d’articles se fait aujourd’hui naturellement sur les réseaux sociaux grâce à des centaines de “propulseurs” (une expression que j’emprunte à Thierry Crouzet). Ces propulseurs sont des blogueurs et lecteurs qui sélectionnent à longueur de journée et “propulsent” leur sélection de liens et d’infos sur le net, à travers des réseaux comme Facebook, ou surtout Twitter. Il faut que l’équipe de journaliste de Vendredi branche son site en direct sur ces réseaux et travaillent avec les bons propulseurs. De cette façon, notre site va élargir et améliorer sa collecte de l’info et deviendra le véritable moteur éditorial du journal. Nous sommes convaincus que les journaux vont fonctionner de plus en plus selon ce système. Ils se sont fait jusqu’à récemment contre Internet. Nous avons créé le premier journal réalisé à partir d’Internet. Demain, Vendredi sera fait avec Internet. Selon moi, la presse papier nationale et régionale va connaître une évolution comparable.
Source - Blog de Malakine, intellectuel intéressé par l’esprit public. Passionné par les thèses d’Emmanuel Todd, il a été autrefois engagé chez Chevènement, qui a mené des campagnes électorales dans l’Est de la France, ne se contente pas de critiquer.
Vendredi Hebo : “fonctionner avec les blogueurs”
Autopromo - épisode 1.
C’est le blogueur qui pose les questions, et c’est Jacques Rosselin, directeur de Vendredi qui répond. Extrait :
Vogelsong : C’est quoi “fonctionner avec les blogueurs” ?
Jacques Rosselin : L’interaction entre Vendredi Hebdo et les blogueurs doit évoluer. Si on veut vraiment construire quelque chose d’original, il faudra peut-être créer un groupe de blogueurs “intermédiaires” entre la rédaction et le reste de la blogosphère. Des “propulseurs” comme dit (Thierry) Crouzet sur son blog. De manière à travailler de manière plus intriquée. Si on demande à une quinzaine de blogueurs de réfléchir avec nous sur l’actualité, on va enrichir, du simple fait des angles, sujets et préoccupations tous différents. De là peut venir un vrai ton nouveau. C’est aussi l’écueil de la saison 01, on avait des journalistes vieux comme moi (sourire), qui imprimaient leurs propres obsessions et allaient chercher ce qui les passionnait. Cela ne fait pas un nouveau journal, cela fait une gentille revue du web faite par des vieux journalistes qui s’intéressent à des sources nouvelles d’informations…
Et on va étoffer l’équipe. Guy Birenbaum va intervenir dans la nouvelle formule. On a confié une nouvelle version du site à Nicolas Voisin de 22 mars (Owni, aaaliens). Puis nous avons fait appel aux spécialistes de l’agrégation et de l’agencement d’information du web, tels que Narvic, Thierry et Isabelle Crouzet. Grâce à eux le site devrait être très novateur. Côté rédac, Jean-Marc Manach est toujours là. Le camarade Labarde aussi, bien que jean-Luc Hess lui ait proposé une mission à Radio France. C’est un vieux compagnon de route. je l’ai rencontré quand je dirigeai Courrier, c’est dire !
Propos recueillis avec l’aide précieuse d’Eric Mainville.
Source - Piratages, animé par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pépites de la blogosphère anti-sarkozyste.
Du grand vide avec une écharpe rouge
Comité de Salut Public n’aime pas les éditos de Christophe Barbier, le patron de L’Express. Non, vraiment pas. Surtout quand celui-ci parle de l’école publique et de l’école privée. Il y voit une “ébouriffante illustration d’un journalisme de révérence à la française qui ne sait plus où donner de la langue pour lécher frénétiquement tous les pouvoirs”. Entre les deux, il y a plus qu’une différence de style…
http://www.dailymotion.com/videoxanctpCar le libéral n’en finit jamais de vomir à longs jets sur le public, mais n’oublie jamais après de lui réclamer des thunes, bien incapable qu’il est de se démerder tout seul avec la loi du Joli Marché Qui Rend Heureux Christophe Barbier. Le libéral a aussi une mémoire très sélective qui lui fait oublier que la situation de l’Éducation nationale - qu’il n’en finit jamais de déplorer - est due à trente années de réductions d’effectifs et de casse systématique du service public par les soins de ses écœurants semblables.
Source - CSP, pour “Comité de Salut Public”, est le blog très à gauche d’un militant du NPA, à l’écriture frontale, souvent drôle. Bref, un « bolchevik with an attitude »… et une plume.
Sale rentrée pour le patron du Nouvel Obs

Crédits image: © Kerleroux (DR)
Les ventes baissent, les comptes sont mauvais, la rédaction est en ébullition… Le patron du Nouvel Observateur Denis Olivennes est dans la tourmente…
Les comptes sont dans le rouge. On parle de 3 ou 4 millions d’euros de pertes pour 2009. Dans les kiosques, les ventes du Nouvel Obs sont en chute libre (-7 % cette année, avec 75 000 exemplaires vendus en moyenne, 20 000 de moins que Le Point).
La nouvelle maquette du journal n’a pas convaincu. Pire encore, la dernière étude d’audience, le principal baromètre des publicitaires, se révèle désastreuse pour le journal. Pour la première fois depuis des lustres, L’Obs perd la place de leader sur les CSP+.
Source - Créé en mai 2006, le site d’information bakchich.info a connu un fort développement depuis début 2008, lorsque Nicolas Beau l’a officiellement rejoint après avoir quitté Le Canard Enchaîné, où il avait œuvré comme reporter pendant une dizaine d’années. Aux côtés de Nicolas Beau, directeur de la rédaction, Xavier Monnier et Laurent Léger exécutent des fontion opérationnelles.
Plenel et Colombani, dos à dos

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Elisabeth Lévy, sur Causeur, renvoie dos à dos Edwy Plenel (Mediapart) et Jean-Marie Colombani (Slate), qui s’opposent dans un “choc des petits Titans” sur l’affaire Clearstream.
Pour Denis Robert, contre Elisabeth Lévy

Crédits image: DR
SuperNo dit méchamment “non” à Elisabeth Lévy, qui s’en prend, sur Causeur, à Denis Robert, le journaliste d’enquête qui a dévoilé “l’affaire Clearstream 1″.

