Dans les tags : prison

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Quand les prisonniers ont droit à la parole

Dans les prisons nord-irlandaises, il existe des “forums” permettant aux détenus de participer à l’organisation de la vie carcérale. Des dispositifs qui ne semblent pas près d’apparaître en France…

“Les tueurs ont leur mot à dire sur Maghaberry” : Voilà l’accroche-choc du Belfast Telegraph, qui a révélé la création de “forums de prisonniers” dans la prison de haute-sécurité de Maghaberry, à une vingtaine de kilomètres de Belfast. La semaine denière, les détenus - ex-paramilitaires, personnes condamnée pour viol ou meurtre - y ont désigné des délégués, qui ont pu siéger lors de réunions aux côtés du personnel pénitenciaire. L’objectif ? Tenir compte des avis et remarques des prisonniers sur l’organisation administrative de la prison.

Source : Ulster, carnet de voyage. Jean-Baptiste Allemand est un jeune journaliste de l’IUT de Tours. Il séjourne pendant neuf mois en Irlande du Nord.

 
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Lettre ouverte d’un violeur à deux ministres

Le texte publié par Le Monde est titré “Lettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand”. Il est surmonté d’un sur-titre “Chronique d’abonnés” et signé “Manu A, invalide sans profession”. Mais c’est en réalité un témoignage rare, d’une force peu commune : le témoignage d’un homme condamné pour le viol d’une adolescente de 14 ans, qui s’exprime après l’arrestation du cinéaste Roman Polanski, poursuivi aux Etats-Unis pour des faits similaires, et qui semble bénéficier d’une certaine indulgence de la part des ministres Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand..

Je croyais, moi aussi, que j’avais un rapport sexuel avec une adolescente de 14 ans consentante. Contrairement à votre pauvre cinéaste, j’ai attendu sagement la venue des gendarmes, puis je suis resté en cellule deux ans et demi, jusqu’à mon procès devant la Cour d’assises. Et, toujours en cellule, j’ai compté deux mille deux cent cinquante cinq (2255) jours avant d’être enfin élargi. Soit dit en passant, sans une seule permission de sortir préalable.

Le fait est que la prison, le procès et la psychanalyse aidant, j’ai fini par saisir une subtilité qui jusque là m’avait échappé et qui, je l’avoue, était sinon à l’origine de mon acte, tout du moins un élément déclencheur de ce que j’infligeais à ma victime. Comme j’ai pu constater, suite à l’affaire Polanski, que cette subtilité vous échappe à tous deux, je m’empresse de vous en faire part. J’ai appris à mes dépends, mais aussi et surtout aux dépends de celle à qui j’ai fait tant de mal, qu’une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu’elle donne son consentement, y compris lorsqu’elle est explicitement demandeuse, c’est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol.

Source - Site internet du journal Le Monde.

 
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Voyage au bout de l’horreur

Crédits image: DR

L’avocat Gilles Devers revient sur un procès sordide : un détenu jugé pour des viols avec acte de barbarie sur personnes vulnérables, commis en prison. “Je ne me trompe pas sur l’accusé principal, précise-t-il, mais, vu côté de l’administration pénitentiaire, c’est accablant. MAM a hérité du projet de loi pénitentiaire, et demande rapports et études. Ses services pourraient commencer par disséquer ce dossier, et analyser comment, dans un lieu régi par l’ordre de la loi et des juges, flanqué d’un drapeau tricolore, de tels faits peuvent survenir, comment les services peuvent ne pas réagir.”

Source - Un blog qui s’intéresse à “la place de la justice dans la société”, tenu par l’avocat Gilles Devers.