Vaccin : la fuite en avant de Roselyne Bachelot
Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination élaboré par la ministre et ses experts ? Un médecin généraliste s’insurge contre les choix politiques et industriels de la ministre de la santé et montre comment elle a bêtement évincé sa profession de son absurde plan vaccin.
200.000 vaccinés, dont 50.000 hospitaliers, et 150.000 Français « à haut risque » sur les 9 millions concernés… Pour 1080 centres. Réquisitionnant médecins, infirmières et personnels administratifs dans des centres dont les mairies doivent assumer la logistique. Soit 140 personnes par centre en une semaine. Pour mémoire, un médecin généraliste, seul dans son cabinet, reçoit en moyenne 140 personnes par semaine… « La vaccination s’accélère », explique Roselyne Bachelot. Espérant peut-être que la méthode Coué la protège du coût politique du fiasco dont elle portera, avec son entourage, la responsabilité… En début de semaine, des voix « autorisées » se sont enfin élevées, bien tardives, pour demander que le plan de vaccination soit intégralement revu, qu’y soient enfin associés les médecins généralistes, dépositaires de la confiance des patients.
Source : Médecin généraliste depuis 23 ans, romancier, Christian Lehmann est notamment l’auteur du best-seller No Pasaran Le jeu, de la Folie Kennaway (Rivages Noir), Une éducation anglaise (L’Olivier) et Patients si vous saviez (Robert Laffont) ainsi que Les Fossoyeurs…notre santé les intéresse ( Privé-Michel Lafon). www.christianlehmann.net. Il est en 2007 l’un des initiateurs de l’appel contre les franchises médicales: www.appelcontrelafranchise.org
Didier Poupardin, médecin en résistance
Avec sa bonne tête de Père Noël, le docteur Didier Poupardin mène un combat exemplaire, à son échelle, en faveur de l’accès aux soins de tous. Et forcément, il encourt à ce titre des sanctions, en l’occurrence de la Caisse primaire d’assurance maladie du Val-de-Marne. Son crime ? Placer toutes ses prescriptions à ses patients en Affection longue durée dans la case où elles sont remboursées à 100%.
“Pour moi, c’est une démarche volontaire, réplique notre Robin-des-soins, dans un entretien au NPA qui le soutient. D’une part, il est impossible de découper les gens en tranches d’organes ou de fonctions qui seraient indépendantes. Les médicaments prescrits pour une maladie en ALD ont forcément des répercussions sur les autres parties du corps. D’autre part, une autre maladie que l’on ne soignerait pas aurait inévitablement des répercussions sur la maladie en ALD. Ce découpage est médicalement absurde.” Et puis il y a la dimension économique : “se surajoute la constatation que nous faisons tous, que de nombreux patients renoncent aux médicaments prescrits dans la deuxième moitié de l’ordonnance bizone parce qu’ils jugent qu’ils sont moins importants et parce que sans mutuelle, ils ne peuvent pas les payer“, précise Didier Poupardin au Parisien
Source : Plume de presse. Olivier Bonnet, journaliste, auteur de “Sarkozy, la grande manipulation “(mai 2008, Editions Les points sur les i) est l’auteur de ce “blog sabre-au-clair d’un journaliste engagé”.
Pourquoi je donne du cannabis à mon fils de 9 ans

Crédits image: REUTERS/Robert Galbraith (DR)
[Slate] La mère de J. raconte comment, sans le cannabis, la vie de son petit garçon serait un véritable enfer. “Il est autiste et souffre atrocement. L’herbe apaise ses démons” résume Slate.fr, qui publie une traduction de ce témoignage humain et bouleversant de Marie Myung-Ok Lee, paru dans son édition américaine.
Je n’estime pas que la marijuana soit un remède miracle contre l’autisme. Mais en tant qu’herboriste amateur, je considère que c’est une merveilleuse plante, tout à fait sûre, qui permet à J. de participer plus pleinement à la vie sans risquer les dangers, et les effets secondaires parfois permanents, des médicaments pharmaceutiques. Maintenant que nous avons trouvé la bonne dose et la bonne souche («White Russian» -très prisée des malades atteints de cancer, qui ont aussi besoin qu’on les soulage d’une souffrance extrême). Libéré de la douleur, J. peut aller à l’école et apprendre. Et son comportement violent ne le condamnera pas à finir à l’hôpital psychiatrique pour enfants local -scénario trop commun parmi ses pairs.
Source - Son ambition : devenir l’un des principaux lieux d’analyses et de débats en France dans les domaines politiques, économiques, technologiques et culturels : “nous proposerons, en accès libre et gratuit, des analyses, des chroniques, des billets d’humeur, des sélections”.
Les fondateurs : Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.
Suicide au travail : attention prudence

Crédits image: Suicide par Digiart2001 | jason.kuffer (CC)
Alexandre Delaigue appelle à la prudence quand on aborde la question du suicide, par exemple après la série de suicides très médiatisés à France Telecom. Le phénomène est toujours complexe, on ne peut pas le réduire à une cause unique. Le fait même d’en parler est délicat, car cette médiatisation n’est pas sans conséquences.
Il faut sortir des cas particuliers pour considérer le phénomène de manière générale, sous peine de sombrer dans les explications ad hoc ou les causes tellement multiples qu’elles en deviennent inextricables. (…) C’est comme cela que l’on peut faire quelques constats. Que l’on ne se suicide pas franchement plus chez France Telecom qu’en France en général. Que travailler chez France Telecom est visiblement désagréable, mais qu’il vaut nettement mieux cela que de ne pas travailler du tout; le taux de suicide des chômeurs est de l’ordre de 50 pour 100 000 annuels, soit trois fois plus que chez FT. Cela exonère-t-il l’entreprise de l’atmosphère visiblement délétère qui y règne? En aucun cas.
Source - «L’économie pour les nuls… et les autres», par Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia
“J’aime pas les malades”

Crédits image: vitualis (CC)
Plus qu’un témoignage, une confidence : “Je suis médecin depuis deux jours et demi, j’ai vingt-huit ans, et je ne supporte déjà plus les gens malades.” C’est bien écrit et plein d’humour, mais on sent bien derrière tout ça comme une lassitude vis à vis de la souffrance humaine…
En fait, j’aime pas les malades. J’aime bien les gens en bonne santé. (…) Les malades sont nuls. Ils puent la souffrance et la peur, ils me vident de mon énergie, ils m’aspirent, ils m’effraient.
Ils sont un trou noir. Comme d’effroyables petits Shadoks : ils pompent, ils pompent, ils pompent, alors que j’ai si peu d’énergie à moi. Ils ont mal et je ne suis pas une fée, ils veulent vivre alors qu’ils vont mourir, ils veulent comprendre et ils ne comprennent rien, ils ont peur et j’ai peur avec eux, ils ont mal et j’ai mal avec eux. Je n’ai pas tant d’énergie à donner, je n’ai pas assez de force vitale pour tous, et j’en crève.
Source - “Juste après dresseuse d’ours” raconte les histoires d’une jeune médecin généraliste, brutes et non romancées.
Vaccin grippe A : l’ombre d’un doute…

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Napakatbra fait une synthèse de diverses sources qui émettent des doutes sur l’utilité, l’efficacité et même l’innocuité du vaccin contre la grippe A.
Vaccin contre la grippe A : attention danger !

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Olivier Bonnet, sur Plume de presse, publie le second volet de son article sur la grippe A. Après avoir dénoncé l’alarmisme injustifié du gouvernement face à ce qui ne serait qu’une “gripette”, il s’en prend aujourd’hui au plan de vaccination générale des Français. Celui-ci est non seulement inutile selon lui, mais aussi peut-être dangereux, car le vaccin serait lancé sur le marché de manière précipitée, sans que l’on ait procédé à toutes les vérifications nécessaires.
Qui croit la Ministre [de la Santé] quand elle soutient qu’en France, “il n’est pas question de commencer à vacciner sans que les procédures de sécurité soient complètement terminées” ? Pas nous ! En conclusion, nous accusons nos gouvernants, par leur campagne éhontée en faveur de la vaccination, de ne prendre en compte que les intérêts de l’industrie pharmaceutique au risque de mettre gravement en péril la santé publique. Encore une pièce à verser au lourd dossier du sarkozysme.
Source - Olivier Bonnet, journaliste, auteur de “Sarkozy, la grande manipulation “(mai 2008, Editions Les points sur les i) est l’auteur de ce “blog sabre-au-clair d’un journaliste engagé”, ostensiblement anti-Sarko.
Mon cancer, la Sécu, les taxis, et moi…

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Malade du cancer et journaliste à Libération, MDA témoigne au quotidien sur son blog de sa vie quotidienne avec son “crabe”. Elle raconte aujourd’hui les difficultés qu’elle rencontre pour obtenir un taxi conventionné par la Sécu, pour se rendre chez son médecin pour son traitement. Au fil des billets, ce blog témoignage devient un véritable reportage au long cours sur la vie quotidienne des malades…
Ils sont formidables à la sécurité sociale. Ils se sont décarcassés pour faciliter ma vie de malade : ils avaient prévu de me livrer à domicile vendredi matin pas moins de deux taxis conventionnés !… Il s’agissait d’aller à mon rendez-vous mensuel chez mon médecin traitant. Je rappelle que je dois éviter de prendre le métro, joli nid à microbes déconseillé quand on est en chimiothérapie et que les défenses immunitaires sont en baisse.
Source - K, histoires de crabe, est un blog édité par la journaliste de Libération MDA. Elle y raconte au quotidien son combat contre son second cancer. Au fil des billets, ce blog-témoignage se révèle aussi comme une véritable enquête journalistique, un reportage vécu sur la vie des malades avec leur cancer aujourd’hui.
Grippe A: pourquoi s’exciter comme ça ?

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Coup de colère d’Olivier Bonnet sur Plume de presse, qui consacre un article en deux volets à la grippe A. Dans cette première partie, il souligne l’alarmisme du gouvernement face à la dangerosité de la maladie, qualifiée de “grippette” par des médecins. Olivier Bonnet annonce une seconde partie, consacrée au vaccin : “S’est-on en effet bien assuré non seulement de l’efficacité du vaccin, mais surtout de sa non-dangerosité ? Rien n’est moins sûr.”
Lorsqu’un journaliste de France Soir demande [au professeur de médecine Bernard Debré], le 17 septembre dernier : “Emploieriez-vous de nouveau le terme de « grippette sans danger » aujourd’hui ?“, il répond sans hésitation : “Mais oui ! Le terme de « grippette » est une traduction d’un mot anglais employé en juillet dernier lors d’une conférence en Angleterre, où de nombreux virologues, médecins, chercheurs se sont accordé à dire que le virus H1N1 est plus contagieux que la grippe saisonnière mais moins dangereux. (…).” Pourquoi dans ce cas continuer de s’exciter comme ça ?
Source - Olivier Bonnet, journaliste, auteur de “Sarkozy, la grande manipulation “(mai 2008, Editions Les points sur les i) est l’auteur de ce “blog sabre-au-clair d’un journaliste engagé”, ostensiblement anti-Sarko.
Sida: le vaccin n’est plus un mirage

Crédits image: ERIC THAYER / Reuters
Pour Jean-Yves Nau, “une étape importante” vient d’être franchie par les scientifiques dans la découverte d’un vaccin efficace contre le virus du Sida, mais il faudra beaucoup d’investissements (en temps et en argent) “pour obtenir un vaccin d’une efficacité équivalente à celui contre la grippe.”
«Ce résultat représente une percée car c’est la première fois qu’il y a une preuve qu’un vaccin contre le VIH a une efficacité préventive» souligne-t-on auprès de Sanofi-Pasteur où l’on ajoute que ces résultats constituent la «première démonstration concrète» qu’un vaccin contre le sida pourra un jour devenir une réalité». Il s’agit en d’autres termes, toujours pour Sanofi-Pasteur, d’ «une étape scientifique marquante».
Source - Son ambition : devenir l’un des principaux lieux d’analyses et de débats en France dans les domaines politiques, économiques, technologiques et culturels : “nous proposerons, en accès libre et gratuit, des analyses, des chroniques, des billets d’humeur, des sélections”. Les fondateurs : Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.


