Dis-moi ton âge, je te dirais ce que tu fais d’internet

Crédits image: Photo: Bruno Clément pour Télérama
[Bibliobsession 2.0] Synthèse et commentaires d’un bibliothécaire sur la vaste étude qui vient de paraitre sur “les pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique.” Une des conclusions principales de l’enquête est que le numérique est rapidement entré dans la pratique, mais que l’usage est fort différentié selon les générations.
Lire aussi :
- Slate.fr, Bouleversement culturel des Français.
- Télérama.fr, Les Français et la culture : révolution chez les 15-24 ans.
La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.
La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.
La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel au tournant des années 1980 : elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.
Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit : elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir
Source - Bibliobsession 2.0, blog animé par le bibliothécaire Silvère Mercier, est l’un des points de ralliement incontournable de la blogosphère très active des bibliothécaires et documentalistes. Son auteur anime également “le bouillon des bibliobsédés”, un fil de veille en ligne sur le thème d’internet, des bibliothèques de l’information, de la culture et des nouvelles technologies, parmi les plus actifs et complets de la toile.
les mots et les maux de Frédéric Mitterrand
[Linkinfluence] Les mots relatifs à Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, tels qu’ils apparaissent dans les outils d’observation du web social de l’agence LinkInfluence sur une période de trois mois. L’irruption soudaine des polémiques relative à Roman Polanski, puis au livre du ministre “La mauvaise vie” est flagrante, età vrai dire, assez fascinante à observer…
Vous pouvez donc explorer le nuage de mots autour de Frédéric Mitterrand et ceci depuis 3 mois, évidemment la polémique récente autour de l’affaire Polanski aura grandement bouleversé le “co-texte” du ministre …
Le “timecloud” (tel est son nom de code) permet donc à la fois d’appréhender facilement les termes les plus présents sur une période de temps donnée mais aussi de voir l’évolution de ces termes au cours du temps.
Source - Linkinfluence est une agence de communication, qui met au point ses propres outils technologiques “d’analyse des tendances et opinions du web social”.
Réseaux sociaux : Facebook écrase tout

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Une étude récente souligne la croissante ininterrompue du réseaux social Facebbok sur l’internet américain, signale PC INpact. Celui a multiplié par trois sa part d’audience en deux ans, écrasant littéralement sont concurrent direct MySpace. Le petit Twitter, quant à lui “continue de monter” lui aussi, mais il reste encore “un nain”…
Facebook et MySpace occupent donc depuis près d’un an entre 80 et 90 % des utilisateurs de réseaux sociaux. Et malgré une explosion de son nombre d’Internautes, Twitter reste pour le moment minuscule, avec à peine 1,84 % du “marché” le mois dernier. Sa croissance est néanmoins très forte, et ces mêmes statistiques l’année prochaine seront à regarder de près.
Source - PC INpact, « Mégazine informatique en ligne », indépendant et très réactif.
Internet, arme de destruction massive des élites

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Thierry Crouzet appelle à la mobilisation pour la défense des libertés numériques. Les élites commencent à prendre internet au sérieux, estime-t-il, en réalisant qu’avec lui ” le peuple dispose d’une arme de destruction massive” qui lui permet de faire entendre sa voix dans le débat public. “Et c’est maintenant que la guerre commence…” pour défendre “cet Internet populiste et par trop idéalement démocratique”.
J’anticipe des jours noirs pour les libertés numériques. Mais nous nous battrons aussi, nous ferons gronder nos voix jusqu’à ce que les médias fossilisés n’aient plus d’autres choix, pour sauver leur business, que de nous suivre tout en lâchant ceux qu’ils défendaient jusqu’à présent. Le combat sera long et douloureux. En France, comme souvent lors de conflit mondiaux, nous sommes en première ligne. L’histoire va-t-elle se répéter ? Les nouveaux régimes n’ont-ils pas comme destin de devenir des anciens régimes qu’il faut alors abattre ?
Source - Ancien journaliste, auteur de nombreux livres de vulgarisation informatique, Thierry Crouzet poursuit sur son blog les thématiques développées dans son livre à succès, “Le peuple des connecteurs”.
De la frigidité de l’édition numérique

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Laurent Mann, sur Dedalus, ne lit pas de livre sur écran : ni sur ordinateur, ni même sur un e-book, ou livre électronique, ces nouvelles machines vouée à remplacer - peut-être - le livre traditionnel. Et il écrit pourquoi : “une histoire d’intimité impossible”, une question de “sensualité”. “Le petit cri de la page qui se tourne” est pour lui… irremplaçable.
Le petit cri de la page qui se tourne n’est pas moins sensuel, qui d’un livre à l’autre est chaque fois différent. Et voyez-vous, ce léger chuintement de la page qui frotte contre la page, dans le silence, le soir quand ce n’est pas moi qui lit, ce bruit court et sec qui se répète et rythme la lecture de celle qui lit à côté de moi, si proche et si lointaine à la fois, ce petit son à nul autre pareil, son rythme si lent, je le trouve moi terriblement apaisant.
Source - Un blog “vaguement littéraire”, d’humeurs et de coups de cœurs, édité par Laurent Mann, qui publie également en ligne ses propres textes littéraires (“romans, récits, théâtre”).
Sur internet, ce sont mes amis qui m’informent

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Une “expérience d’information personnelle”, sur novövision : comment les réseaux sociaux d’internet prennent une place de plus en plus importante dans la manière qu’ont les gens de s’informer, court-circuitant les médias traditionnels et privilégiant la “recommandation de mes amis plutôt que sur prescription d’une quelconque autorité.”
J’ai donc interrogé mon réseau social : « J’ai pas la télé ici : quelqu’un me raconte Mitterrand à la télé ? » et on m’a raconté tout ça en direct.
J’ai gardé un œil sur le fil des messages qui défilait. C’est là qu’on m’a signalé aussi la parution d’une synthèse de l’entretien sur le site 20 minutes.fr, puis la mise en ligne de la vidéo du JT sur Wat, la plate-forme de partage de vidéo de TF1.
Mine de rien, tout ça change tout de même en profondeur mon rapport à l’information d’actualité : je ne cours plus après, et je n’attends pas non plus pour l’obtenir. Elle vient à moi. L’information factuelle (la vidéo) et sa synthèse (20mn.fr) me parviennent en même temps, et même un peu après les commentaires qu’elle suscite dans mon propre réseau social. La conversation « autour de la machine à café » a commencé avant même que l’entretien ne soit terminé.
Source - Par Narvic, l’un des meilleurs connaisseurs de l’Internet des médias traditionnels. Site d’info et de réflexion sur le devenir de l’info sur le Web. Ce blog est moins alimenté désormais. Mais Narvic y retourne de temps en temps. Il est surtout présent sur narvic.fr… [narvic est collaborateur de Vendredi.info]
Les encyclopédies en ligne au banc d’essai

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Clubic propose un comparatif approfondi et détaillé de six encyclopédies en ligne rédigées en français, évaluant quatre critères : pertinence, exhaustivité, mise à jour et ergonomie. Deux d’entre elles se détachent du lot : l’Encyclopédia Universalis et Wikipédia.
Deux philosophies s’affrontent alors : celle de Wikipedia, adoptée par Knol, qui préconise le tout participatif, et celle de l’Encyclopédie Universalis, qui ne fait appel qu’à des érudits dans chaque domaine. Oublions pour le moment Knol, qui ne parvient dans aucun domaine à la cheville de Wikipedia. Chaque option possède ses avantages et ses inconvénients : si Wikipedia bénéficie d’une exhaustivité et d’une réaction excellente, Universalis s’assure quant à lui d’une pertinence à toute épreuve.
Source - Clubic est un site internet magazine consacré aux nouvelles technologies, édité par M6 Web.
Nanoparticules, attention danger

Crédits image: Wikipedia
Le groupe écologiste belge le GRAPPE lance une pétition en ligne “pour une législation règlementant la mise sur le marché des nanoparticules” qui sont susceptibles d’être polluantes et dangereuses pour la santé.
Nous demandons un retrait programmé du marché des produits commercialisés à ce jour, et, dans l’immédiat, un étiquetage distinctif pour l’ensemble de ces produits.
Nous demandons par ailleurs l’adoption d’un moratoire sur la mise sur le marché de nouveaux produits manufacturés contenant des nanoparticules ou des nanomatériaux susceptibles d’être inhalés, ingérés ou absorbés par voie cutanée.
Source - Le GRAPPE Belgique, ou Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Écologique est une association militante écologiste. Son texte fondateur est le Manifeste pour servir l’Ecologie politique.
Comment la géolocalisation change notre vie numérique

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Les technologies de géolocalisation prennent de plus en plus de place dans notre vie numérique : GPS dans les voitures, mais aussi connexion sans fil Wi-FI dans les ordinateurs et les téléphones mobiles… Petit tour d’horizon de nouveaux usages, “riches en perspectives” mais pas sans dangers…
Situer un individu, un lieu, un objet ou même un contenu immatériel fraichement créé dans l’espace n’a aujourd’hui plus rien de compliqué. Qu’il se promène dans la rue, téléphone en poche, ou qu’il soit confortablement installé derrière un ordinateur connecté sans-fil à internet, l’usager moderne baigne sans le savoir dans un incroyable cocktail technologique. GPS, GSM, WIFI ou Bluetooth permettent en effet de localiser les internautes et de représenter en quelques secondes leur position sur une carte. Mais si la géolocalisation répond souvent à des problématiques de navigation, elle est également à l’origine de nouvelles pratiques.
Source - Dream Orange est un site édité par l’opérateur de téléphonie Orange - France Telecom. Il traite des nouvelles technologies et de l’innovation, notamment sur internet.
Tout, sauf la licence globale

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Le ministre de la Culture l’a dit clairement : il ne veut pas entendre parler de la “licence globale”, pour rémunérer les artistes dont les œuvres sont diffusées sur internet. La mission Zelnik qu’il a chargé de réfléchir à ces questions peut ainsi “tout proposer”, sauf ce qui, pour Numérama, reste pourtant une solution intéressante.
La licence globale n’est pas plus une “expropriation” des droits d’auteur que ne l’est le mécanisme de la copie privée, ou la licence légale qui permet aux radios de diffuser des disques sans l’autorisation préalable des producteurs. L’important n’est pas la propriété, donc la part d’expropriation qu’induit toute licence imposée, mais la rémunération de l’auteur qui souhaite continuer à créer. Réduire le droit d’auteur à une question de propriété intellectuelle c’est continuer à fermer la porte à la nécessaire adaptation du droit d’auteur à une ère numérique où la propriété est le plus souvent collective. Une sorte, c’est vrai, de néo-communisme.
Source - “Numerama” est un site spécialisé dans le suivi de l’actualité des loisirs numériques et des matériel, ainsi que de réflexion sur les nouveaux usages du web.

