Dans les tags : Témoignage

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Marie à petit prix

Une fois par semaine, comme l’écrit Monolecte, alias Agnès Maillard, “c’est l’heure parentale avec les autres éleveurs de nains montés sur batterie inusable qui s’adonnent aux joies des arts martiaux”. En attendant le sien (baptisé le “Minilecte”), Agnès fait la rencontre de Marie. Et nous ciselle une tranche de vie, comme seule le Monolecte sait les écrire.

Source : Agnès Maillard, éditeur de “Le Monolecte”, se présente comme une graphiste indépendante, actuchomiste, éthologue de formation, pronetarienne!” Et, à propos de son blog : espace éminemment politique qui a l’ambition démesurée de favoriser le débat”. L’une des plumes préférées de Vendredi.

 
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Pourquoi je donne du cannabis à mon fils de 9 ans

[Slate] La mère de J. raconte comment, sans le cannabis, la vie de son petit garçon serait un véritable enfer. “Il est autiste et souffre atrocement. L’herbe apaise ses démons” résume Slate.fr, qui publie une traduction de ce témoignage humain et bouleversant de Marie Myung-Ok Lee, paru dans son édition américaine.

Je n’estime pas que la marijuana soit un remède miracle contre l’autisme. Mais en tant qu’herboriste amateur, je considère que c’est une merveilleuse plante, tout à fait sûre, qui permet à J. de participer plus pleinement à la vie sans risquer les dangers, et les effets secondaires parfois permanents, des médicaments pharmaceutiques. Maintenant que nous avons trouvé la bonne dose et la bonne souche («White Russian» -très prisée des malades atteints de cancer, qui ont aussi besoin qu’on les soulage d’une souffrance extrême). Libéré de la douleur, J. peut aller à l’école et apprendre. Et son comportement violent ne le condamnera pas à finir à l’hôpital psychiatrique pour enfants local -scénario trop commun parmi ses pairs.

Source - Son ambition : devenir l’un des principaux lieux d’analyses et de débats en France dans les domaines politiques, économiques, technologiques et culturels : “nous proposerons, en accès libre et gratuit, des analyses, des chroniques, des billets d’humeur, des sélections”.
Les fondateurs : Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.

 
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L’histoire d’une petite fille…

[Maître Mô] Un témoignage rare de Maître Mô. Attention, des mots difficiles à entendre, mais poignants.

C’est l’histoire de Jade racontée par son propre avocat, et à sa demande. Jade qui fut violée par son beau-père quand elle était petit fille. Jade qui n’a rien dit, puis qui a tout dénoncé. Jade qui est allée au commissariat et jusqu’au tribunal, des années après les faits. Jade qui s’est tenue debout dans ce naufrage. Avec courage.

Je voulais seulement vous raconter l’histoire du naufrage de Jade, et comment elle a survécu.

Et lui dire, puisque je sais qu’elle me lit, et que cette histoire, c’est elle-même qui me l’a demandée, que je lui souhaite, à nouveau, une très belle vie, qu’il y a des ressources en elle qui m’ont estomaqué, que j’ai été fier et heureux de parcourir ces quatre années à ses côtés, de même parfois lui tenir la main…

A quel point je l’admire et la respecte.

Et qu’elle sera, à l’évidence, puisqu’elle l’est déjà, en tous points, une femme magnifique.

Source - Petite chronique judiciaire, ordinaire et subjective, qui se développera quand elle le pourra, par un avocat au Barreau de Lille.

 
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Ma toute première fois…

Crédits image: DR

Répondant à une chaîne entre blogueurs, Extra-ball raconte à son tour, avec humilité et sincérité, sa première aventure d’adolescent. Ça s’est passé un été, durant les vacances, et ce fut “l’année de la timbale !”

Céline disait n’avoir connu qu’un seul autre amant avant moi et je me rendis très vite compte qu’elle disait vrai. Elle ne m’apprit rien et ce déniaisage-debout, apocalyptique, pratiqué contre la paroi d’une cabine de douche, me laissa aussi niais qu’auparavant. Davantage peut-être. Ne me restait in fine que la fierté débile d’avoir mené mon sexe à la rencontre d’un autre, protégé par une étanche cloison de latex. Ne me restait plus (surtout) que la satisfaction de pouvoir m’en vanter auprès de mes copains de vacances, en leur montrant mon préservatif usagé, abandonné à dessein dans la cabine de douche. Personne ne remarqua qu’il était vide de toute semence. C’était ma première fois. Ou une sorte de première fois.

Source - Crée en janvier 2008, ce blog est ” un grand foutoir sensible, philosophique, mélomane, politique, littéraire, colérique et fluctuant. Un espace noir et lumineux, oscillant entre pire et meilleur.”

 
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Lettre ouverte d’un violeur à deux ministres

Le texte publié par Le Monde est titré “Lettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand”. Il est surmonté d’un sur-titre “Chronique d’abonnés” et signé “Manu A, invalide sans profession”. Mais c’est en réalité un témoignage rare, d’une force peu commune : le témoignage d’un homme condamné pour le viol d’une adolescente de 14 ans, qui s’exprime après l’arrestation du cinéaste Roman Polanski, poursuivi aux Etats-Unis pour des faits similaires, et qui semble bénéficier d’une certaine indulgence de la part des ministres Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand..

Je croyais, moi aussi, que j’avais un rapport sexuel avec une adolescente de 14 ans consentante. Contrairement à votre pauvre cinéaste, j’ai attendu sagement la venue des gendarmes, puis je suis resté en cellule deux ans et demi, jusqu’à mon procès devant la Cour d’assises. Et, toujours en cellule, j’ai compté deux mille deux cent cinquante cinq (2255) jours avant d’être enfin élargi. Soit dit en passant, sans une seule permission de sortir préalable.

Le fait est que la prison, le procès et la psychanalyse aidant, j’ai fini par saisir une subtilité qui jusque là m’avait échappé et qui, je l’avoue, était sinon à l’origine de mon acte, tout du moins un élément déclencheur de ce que j’infligeais à ma victime. Comme j’ai pu constater, suite à l’affaire Polanski, que cette subtilité vous échappe à tous deux, je m’empresse de vous en faire part. J’ai appris à mes dépends, mais aussi et surtout aux dépends de celle à qui j’ai fait tant de mal, qu’une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu’elle donne son consentement, y compris lorsqu’elle est explicitement demandeuse, c’est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol.

Source - Site internet du journal Le Monde.

 
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Merci, Serafina…

Un beau texte de Céleste : le portrait très humain et chaleureux de Sérafina, sa vieille voisine, “tellement sensible que ce que communément on appelle la raison lui échappe.”

Le sac plastique récupéré, elle ouvre sa porte. L’appartement est petit, sombre, encombré d’une multitude de meubles, d’objets épars. Des vêtements d’homme traînent sur le sol. Ceux de son fils. Il vit avec elle. Il travaille beaucoup. Il n’a pas le temps de ranger. Et puis la maison, c’est une affaire de femme. Les hommes, ils ne savent pas. Son mari, c’était pareil. Il est mort et elle, Serafina, est restée prisonnière de cet appartement. Les objets, les souvenirs ont rétréci l’espace et, peu à peu, l’ont étouffée.

SourceCélestissima, le regard de Céleste, est un blog très personnel édité par Claudine Tissier, qui vit aujourd’hui à Bologne où elle enseigne le français. Elle se définit comme “curieuse de tout et hyperactive”, “créative tous azimuts”…

 
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“J’aime pas les malades”

Crédits image: vitualis (CC)

Plus qu’un témoignage, une confidence : “Je suis médecin depuis deux jours et demi, j’ai vingt-huit ans, et je ne supporte déjà plus les gens malades.” C’est bien écrit et plein d’humour, mais on sent bien derrière tout ça comme une lassitude vis à vis de la souffrance humaine…

En fait, j’aime pas les malades. J’aime bien les gens en bonne santé. (…) Les malades sont nuls. Ils puent la souffrance et la peur, ils me vident de mon énergie, ils m’aspirent, ils m’effraient.

Ils sont un trou noir. Comme d’effroyables petits Shadoks : ils pompent, ils pompent, ils pompent, alors que j’ai si peu d’énergie à moi. Ils ont mal et je ne suis pas une fée, ils veulent vivre alors qu’ils vont mourir, ils veulent comprendre et ils ne comprennent rien, ils ont peur et j’ai peur avec eux, ils ont mal et j’ai mal avec eux. Je n’ai pas tant d’énergie à donner, je n’ai pas assez de force vitale pour tous, et j’en crève.

Source - “Juste après dresseuse d’ours” raconte les histoires d’une jeune médecin généraliste, brutes et non romancées.

 
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Mon cancer, la Sécu, les taxis, et moi…

Crédits image: DR

Malade du cancer et journaliste à Libération, MDA témoigne au quotidien sur son blog de sa vie quotidienne avec son “crabe”. Elle raconte aujourd’hui les difficultés qu’elle rencontre pour obtenir un taxi conventionné par la Sécu, pour se rendre chez son médecin pour son traitement. Au fil des billets, ce blog témoignage devient un véritable reportage au long cours sur la vie quotidienne des malades…

Ils sont formidables à la sécurité sociale. Ils se sont décarcassés pour faciliter ma vie de malade : ils avaient prévu de me livrer à domicile vendredi matin pas moins de deux taxis conventionnés !… Il s’agissait d’aller à mon rendez-vous mensuel chez mon médecin traitant. Je rappelle que je dois éviter de prendre le métro, joli nid à microbes déconseillé quand on est en chimiothérapie et que les défenses immunitaires sont en baisse.

Source - K, histoires de crabe, est un blog édité par la journaliste de Libération MDA. Elle y raconte au quotidien son combat contre son second cancer. Au fil des billets, ce blog-témoignage se révèle aussi comme une véritable enquête journalistique, un reportage vécu sur la vie des malades avec leur cancer aujourd’hui.

 
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Confidences intimes d’une blogueuse en souffrance

Crédits image: DR

“Tu voulais de la confidence en ligne ? Tiens, prends ça…” Quand la peste se décide à nous raconter sa vie, elle n’y va pas par quatre chemins et vise directement la partie la plus intime de son anatomie. C’est qu’elle a eu bien du souci ce week-end, suite à une “épilation artisanale” qui a un peu dérapé… C’est drôle et enlevé, et l’on peut tout  à la fois en rire et compatir…

Alors voilà : tu sauras que dans la vie, un des kifs absolus de La Peste, c’est d’être toujours bien épilée (et aussi de manger en douce des sachets entiers de Japan Mix, mais là n’est point le propos du jour). Donc La Peste aime être bien épilée, du ravissant creux de ses aisselles à la courbe délicate de ses mollets, ce qui inclut, tu l’auras compris, le charmant terrain de réjouissances que constitue sa chatte.

Source - La peste est incorrecte, décalée, girlychieuse, et sexuelle. Son blog rose-bonbon, “rose-chiottes”, n’annonce pas la couleur : ici pas question de shopping, d’histoire à l’eau de rose et autres fadaises concernant le prince charmant. La peste assumée parle cru, mais avec virtuosité, du 44, des hommes et de sa vie de femme. Dans un language humoristique sans pareil. Incontournable.

 
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Mamie, bénévole dans la “jungle” de Calais

Un reportage de France2, repéré par FullHDReady, fait le portrait de “Mamie”, une bénévole qui n’appartient à aucune association et vient en aide aux immigrants qui attendaient dans “la jungle” de Calais l’occasion d’un passage clandestin vers l’Angleterre.

http://www.dailymotion.com/videoxakuun