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Béatitude écologique en milieu tempéré

Un unanimisme béat frappe la planète. La production du consensus mou tourne à plein régime. Il n’est pas un parti, une organisation, une personnalité en vue qui ne pratique pas le “greenwashing”. Ce spectaculaire exercice de funambulisme consistant en dépit du bon sens, des réalités et surtout de ses propres pratiques à arborer une posture écologique. Les intérêts économiques ont colonisé l’espace environnemental pour en faire une machine émotionnelle. Le summum du “politicaly okay”.

N. Chomsky le fait justement remarquer dans “comprendre le pouvoir”* en prenant l’exemple de l’apartheid en Afrique du Sud, de la guerre du Viet Nam ou des mouvements civiques aux USA. Le capital sait se retourner pour prendre le vent. Tant que cela sert le business. Et dans chacun de ces cas les bonnes causes suivent les dividendes et les projets industriels. Toutes les sociétés participent au greenwashing en investissant sur l’image de la marque. Total, par exemple fait la promotion de l’écologie et de comportements sociétalement et environnementalement responsables, s’inscrivant dans un pacte mondial (voir site). Un mélange d’écologisme et de “droits de l’hommisme” à la guimauve que personne de sérieux ne peut croire. Car le nerf de la guerre, la focalisation de toutes les énergies, c’est le cash et le cours de bourse. Le reste, pour la galerie. Ornée de vert.

Source : Piratages, animé par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pépites de la blogosphère anti-sarkozyste.

 
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PUTAIN D’USINE, SALOPERIE DE PATRON !

Un témoignage publié sur le site du mensuel CQFD : “L’histoire que je vais raconter se situe dans une usine située dans l’Eure à quelques dizaines de kilomètres de celle où je travaille. Mon patron va être content que je ne parle pas de la boîte ce mois-ci, il n’aura pas à convoquer les délégués syndicaux pour me faire comprendre que je devrais cesser de dénigrer la société à travers mes écrits et mes interventions (hé oui !)”.

Cela se passe à Bernouville, usine Altuglass, ex-Arkema, ex-TOTAL. Bruno y était employé à la fabrication de matières plastiques,mais une maladie grave l’a plongé dans le coma pendant deux mois. Une sale maladie qui a entraîné une transplantation cardiaque et rénale, mais aussi l’amputation de ses jambes au-dessous des genoux et de plusieurs doigts de ses mains. Pour lui qui avait été entraîneur sportif, ce fut particulièrement dur. Après dix-huit mois d’arrêt, Bruno demande à retrouver un emploi dans la boîte. Il est repris comme gardien. Problème : le poste de gardiennage n’est pas accessible pour un fauteuil roulant. Bruno rouspète, demande des formations pour faire autre chose. Rien n’y fait. La direction ne veut rien entendre…

Source : cequilfautdetruire.org, site du mensuel de critique sociale d’extrême-gauche CQFD (2 euros chez les marchands de journaux).

 
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Le secteur pétrolier reçoit 400 millions d’euros
de subventions : c’est “le pollueur - payé” !

Crédits image: marinephotobank

C’est un nouveau principe : “pollueur payé”. L’industrie pétrolière française et européenne reçoit de généreuses subventions. Dont Total, dont les profits sont énormes.
Source - Le site Reporterre, ralnce sur Internet de feu le magazine éponyme, vise à informer sur les liens entre la crise écologique, les injustices sociales et les menaces sur les libertés.