Dans les tags : Travail

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Des ouvriers et des bulles

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Laureline Karaboudjan dresse un panorama du monde ouvrier à travers sa représentation dans la bande dessinée. Elle dégage plusieurs thèmes dominants : l’usine, l’aliénation au travail, la camaraderie ouvrière ou encore la grève. Et elle relève une prédominance réaliste, voire historique, par rapport à la fiction.

Comme au cinéma ou en littérature, l’univers ouvrier est un matériel prolixe pour les auteurs de bande dessinée. En replongeant mes petites mains délicates qui n’ont pas connu le travail à la chaîne dans tous mes albums qui évoquent le monde ouvrier, j’ai été frappée par la prédominance des histoires “réelles” par rapport à la fiction. Lorsque le neuvième art parle d’usines, c’est souvent pour témoigner, du présent ou du passé. Voire parfois du futur, tragique évidemment. Bédé à la première personne écrite par un ouvrier, évocation de témoignages de proches ayant appartenu à la classe ouvrière ou même ouvrages qui s’apparentent à de la recherche historique sont les histoires les plus courantes.

Source - Des Bulles Carrées est un blog du magazine en ligne Slate.fr, édité par Laureline Karaboudjan et consacré à l’univers de la bande dessinée.

 
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Vivre plus pour gagner plus

Crédits image: urbanmkr (CC)

La série de suicides parmi les employés de France Telecom rend le blogueur Seb Musset pour le moins sarcastique et développe son penchant pour l’humour noir. Il imagine que l’entreprise “Orage telecom” développe une très originale politique de gestion du personnel, en créant une prime à la vie…

Malgré sa dimension collective, la démarche ne fait pas l’unanimité : «Payer pour inciter les salariés à ne pas se suicider, c’est éloigner le travail à la con de son fondement : Le salaire tout pourri. Cela va à l’encontre des trente dernières années de nos politiques sociales » Colère ce matin à la radio, Eric Beurk, ministre du déficit à 1500 milliards et des excuses à deux balles, avant de préciser « si c’est à titre expérimental, alors pourquoi pas. Après tout nous sommes en démocratie, nous en tirerons les conséquences qu’il en faut en tirer et nous nous prononcerons contre.

Source - Le blog d’un écrivain un brin dépité ou chronique de guerre néo-libérale

 
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Suicide au travail : attention prudence

Alexandre Delaigue appelle à la prudence quand on aborde la question du suicide, par exemple après la série de suicides très médiatisés à France Telecom. Le phénomène est toujours complexe, on ne peut pas le réduire à une cause unique. Le fait même d’en parler est délicat, car cette médiatisation n’est pas sans conséquences.

Il faut sortir des cas particuliers pour considérer le phénomène de manière générale, sous peine de sombrer dans les explications ad hoc ou les causes tellement multiples qu’elles en deviennent inextricables. (…) C’est comme cela que l’on peut faire quelques constats. Que l’on ne se suicide pas franchement plus chez France Telecom qu’en France en général. Que travailler chez France Telecom est visiblement désagréable, mais qu’il vaut nettement mieux cela que de ne pas travailler du tout; le taux de suicide des chômeurs est de l’ordre de 50 pour 100 000 annuels, soit trois fois plus que chez FT. Cela exonère-t-il l’entreprise de l’atmosphère visiblement délétère qui y règne? En aucun cas.

Source - «L’économie pour les nuls… et les autres», par Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia

 
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Suicides au travail: et dans la police ?

Une série de suicides chez des employés de France Telecom fait la une de l’actualité. Et dans la police ? rappelle avec amertume Bénédicte Desforges, qui republie l’un de ses billets de janvier 2008 sur ce thème, pour signaler que le “sujet à la mode” est en réalité “indémodable”“Le chiffre qui circule - je le précise, de façon tout à fait officieuse, et non vérifié - fait état d’une moyenne de 1 suicide par semaine dans la police nationale.”

Il y a près de chez vous, un PDG qui a parlé de mettre un point d’arrêt à cette mode du suicide qui choque tout le monde.
C’est vrai, quoi, il n’a pas tort. Elle est moche cette mode, elle fait la mine grise et le teint palot à qui l’adopte. Et en plus ça choque tout le monde, dit-il.
Déjà que tout-le-monde s’était ému de cette vilaine mode de la burqa cet été, voilà que la collection d’automne apporte la tendance suicide.
C’est vraiment de mauvais goût.

Source - Ce blog contient les chroniques d’un femme-flic ordinaire. Bénédicte Desforges, auteure de “Flic”, se raconte sans détour et sans réserve. Des billets à foison, histoire de se mettre vraiment, une fois n’est pas coûtume, dans la peau d’une fliquette.

 
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L’insoutenable fragilité…

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A la lecture du livre “Orange stressé”, Françoise Simpère estime que le récent suicide d’un employé dans l’entreprise France Télécom était “prévisible”. C’est toute une culture de la performance et du management par le stress qu’elle dénonce, dans l’ensemble d’une société qui n’accorde plus de place aux rêveurs, aux lents, aux fragiles, aux poètes, aux handicapés, et fabrique en masse des fatigués et des déprimés…

Source - Le blog personnel de Françoise Simpère qui se donne pour programme de “Faire d’un rêve une réalité”, en traitant d’ “humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil”.

 
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Pourquoi des gens se suicident-ils au travail ?

Crédits image: Domas (DR)

Stéphane Ménia, sur le blog d’éconoclaste, se lance dans une réflexion de fond sur le suicide au travail,  la question complexe de la part des causes liées aux mauvaises conditions de travail et à la vie privée, la responsabilité des managers, le rôle des syndicats, l’impact de la santé au travail sur la productivité… Comme quoi l’économie n’est pas qu’une question de chiffres, il s’agit d’hommes, aussi…

Voir aussi, un dessin très acide sur le sujet, de Martin Vidberg (l’Actu en patate) : “Bienvenue dans la mort.com !”

Source - «L’économie pour les nuls… et les autres», par Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia.

 
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Nouvelles approches des maux du travail

Crédits image: (CC)

Deux publications dans des revues savantes renouvèlent l’approche scientifique sur la question le plus souvent “invisible dans le débat public” de la santé au travail. La première s’interroge sur ce manque de visibilité, voire cette opacité, et se demande dans quelle mesure elle relève d’une “invisibilisation” ou du “déni” de ce que l’on ne veut pas voir ou qu’il ne faut pas montrer. La seconde s’interroge sur la coopération entre chercheurs et militants, notamment à travers le rôle que les premiers sont appelés à jouer en tant qu’experts dans les procès liés à la santé au travail.

Source - La Vie des Idées est un magazine d’analyse et d’information sur le débat d’idées. Créée à l’initiative d’un groupe d’intellectuels croisant toutes les disciplines, cette publication est non partisane et entièrement gratuite.

 
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Diminuer la durée du temps de travail, et vite !

Crédits image: le consul

C’était une proposition programmatique Europe Ecologie : reprendre la marche vers la réduction du temps de travail partout en Europe et, par voie de conséquence, dans notre “beau” pays, la France. Car, que nous le voulions ou pas, le mythe de la infinie est mort. Le temps de l’organisation de la est arrivé…
Source - Animé surtout par Denis Szalkowski, “Voie militante” est le blog d’un collectif de “citoyens à Brionne, dans l’Eure et ailleurs”. Articles “de terrain” et analyses politiques.

 
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Le Français, peuple le plus productif au monde !

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Maintenant, vous m’expliquerez pourquoi la droite au gouvernement tient tant que ça à changer notre modèle social, à réformer notre droit du travail. Pour nous rendre moins productif ? Ensuite, vous m’expliquerez pourquoi la droite au gouvernement tient tant que ça à nous faire travailler plus, pourquoi, depuis 2002, veut-elle “remettre les Français au travail” alors que c’est notre heure de travail qui est la plus productive !
Source - Nicolas, l’éditeur de “Partageons mon avis, “blog militant de gauche (socialiste, mais hors du parti), se plaît dans un ton et un propos volontairement plus ” bistro” que nombre de ses sympathiques confrères.

 
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Sur le chantier : tous égaux, c’est quand on veut !

Crédits image: jphiperinet

Je n’ai pas oublié l’été 1980, celui de mes 16 ans, celui de mon premier boulot. Contraint de rembourser les dommages causés par des conneries d’adolescent, j’ai découvert au mois d’août le monde du travail. À l’époque, plutôt crever que demander un coup de piston pour me retrouver dans un bureau à faire un job de gonzesse, j’achetais France Soir tôt le matin ; pour les petites annonces.